Meuleman et Van Hootegem ont publié leurs conclusions dans The Refugee Reception Crisis in Europe, un livre présenté aujourd'hui à Fedasil et à ses partenaires d'accueil.

Dans leur livre, Meuleman et Van Ootegem remettent en question la théorie dominante selon laquelle une augmentation de la migration ou une aggravation de la situation socio-économique entraîne automatiquement une plus grande aversion pour l'asile et la migration. "Si cette théorie était fondée", dit Meuleman, "un afflux plus important de demandeurs d'asile ou une crise économique majeure comme celle de 2008 conduirait automatiquement à des attitudes plus négatives à l'égard de la migration. Ce n'est manifestement pas toujours le cas. L'Espagne et le Portugal ont été durement touchés par la crise économique, et pourtant l'ouverture aux demandeurs d'asile y est plus grande que dans la plupart des autres pays européens."

Les données étudiées par Meuleman et Van Hootegem révèlent que les attitudes sont restées plus ou moins les mêmes depuis 1995. Les pays de Visegrad sont une exception. On y constate, surtout à partir de 2015, une augmentation particulièrement forte des attitudes négatives. Une explication possible à cela est la politique elle-même,' dit Van Hootegem. "La Hongrie a été le premier pays à dire 'non' au plan de répartition européen pour les demandeurs d'asile. Le Premier ministre Viktor Orbán a lui aussi clairement appuyé sur le bouton de panique morale. Et pas seulement lui. Dans d'autres pays de Visegrad (NDLR : qui comprennent la République tchèque, la Pologne et la Slovaquie en plus de la Hongrie), des acteurs importants de la société civile, de la politique et des médias ont également opté pour cette approche. Le résultat, c'est que c'est précisément dans les pays qui ont admis le moins de demandeurs d'asile que l'aversion est la plus grande".

Force est de constater que l'attitude des Flamands et des Wallons à l'égard de l'asile et de la migration ne semble guère différente. Meuleman en conclut que l'image que beaucoup de francophones ont des Flamands n'est pas correcte. Les Flamands ne sont pas plus racistes. "Leur comportement de vote est différent, mais les attitudes sous-jacentes sont plus ou moins les mêmes".

Meuleman et Van Hootegem ont publié leurs conclusions dans The Refugee Reception Crisis in Europe, un livre présenté aujourd'hui à Fedasil et à ses partenaires d'accueil.Dans leur livre, Meuleman et Van Ootegem remettent en question la théorie dominante selon laquelle une augmentation de la migration ou une aggravation de la situation socio-économique entraîne automatiquement une plus grande aversion pour l'asile et la migration. "Si cette théorie était fondée", dit Meuleman, "un afflux plus important de demandeurs d'asile ou une crise économique majeure comme celle de 2008 conduirait automatiquement à des attitudes plus négatives à l'égard de la migration. Ce n'est manifestement pas toujours le cas. L'Espagne et le Portugal ont été durement touchés par la crise économique, et pourtant l'ouverture aux demandeurs d'asile y est plus grande que dans la plupart des autres pays européens."Les données étudiées par Meuleman et Van Hootegem révèlent que les attitudes sont restées plus ou moins les mêmes depuis 1995. Les pays de Visegrad sont une exception. On y constate, surtout à partir de 2015, une augmentation particulièrement forte des attitudes négatives. Une explication possible à cela est la politique elle-même,' dit Van Hootegem. "La Hongrie a été le premier pays à dire 'non' au plan de répartition européen pour les demandeurs d'asile. Le Premier ministre Viktor Orbán a lui aussi clairement appuyé sur le bouton de panique morale. Et pas seulement lui. Dans d'autres pays de Visegrad (NDLR : qui comprennent la République tchèque, la Pologne et la Slovaquie en plus de la Hongrie), des acteurs importants de la société civile, de la politique et des médias ont également opté pour cette approche. Le résultat, c'est que c'est précisément dans les pays qui ont admis le moins de demandeurs d'asile que l'aversion est la plus grande".Force est de constater que l'attitude des Flamands et des Wallons à l'égard de l'asile et de la migration ne semble guère différente. Meuleman en conclut que l'image que beaucoup de francophones ont des Flamands n'est pas correcte. Les Flamands ne sont pas plus racistes. "Leur comportement de vote est différent, mais les attitudes sous-jacentes sont plus ou moins les mêmes".