Le synode sur l'Amazonie a aussi qualifié les agressions contre la forêt amazonienne, comme l'exploitation forestière et l'extraction minière, de "péché écologique", estimant qu'il s'agit d'"une action contre Dieu, la communauté et l'environnement". Mais la proposition la plus attendue était de demander au pape la possibilité d'ordonner des hommes ayant une vie mariée stable, reconnus par la communauté, qui devront toutefois être d'abord diacres et ensuite recevoir une formation adéquate. Les diacres catholiques sont des hommes ordonnés pour prononcer le sermon à la messe, célébrer baptêmes, mariages et funérailles. Mais contrairement aux prêtres, ils ne peuvent pas donner la communion ni l'absolution après une confession. Les évêques ont aussi reconnu le rôle essentiel joué par les femmes laïques pour propager la foi en Amazonie. "Il est urgent pour l'Église en Amazonie de promouvoir et de conférer des ministères pour les hommes et les femmes d'une manière équitable", stipule le document de synthèse qu'ils ont voté samedi en fin de journée. Les évêques souhaitent en particulier que soit relancé le travail d'une commission du pape sur le "diaconat permanent" des femmes, fonction réservée aux hommes laïcs. En mai, le pape avait indiqué que les membres d'une commission d'études, instituée en août 2016 pour examiner le rôle des femmes diacres au début du christianisme, avaient encore des opinions trop divergentes pour trancher. Mais dans une allocution en fin de synode, il a dit vouloir relancer cette commission avec de nouveaux membres. Le synode a aussi voulu "définir le péché écologique". "C'est un péché contre les générations futures", qui se manifeste notamment "par des actes et des habitudes de pollution et de destruction de l'harmonie de l'environnement", selon le texte. Le synode a notamment prôné la création d'un fonds mondial pour "réparer la dette écologique que les pays ont envers l'Amazonie". (Belga)