D'une enquête menée par la FEF auprès de 600 stagiaires, il apparaît que 98% n'étaient pas rémunérés. Et ceux d'entre eux qui ont un job pour participer à leurs frais d'études sont mis en difficultés, à moins de supporter une double journée de travail, fait valoir l'organisation estudiantine.

Mais pour l'Union wallonne des entreprises (UWE), il ne peut être question d'une rémunération obligatoire. Certaines entreprises prévoient déjà une série de défraiements ou le remboursement de certains frais. Et même sans argent, il existe déjà un win-win du fait que l'entreprise fait un investissement qui a un coût, en argent et en personnel, pour former le stagiaire, souligne l'organisation patronale. Vu qu'il y a plus d'offres de stages que de stagiaires, l'UWE réclame une cartographie des stages.

Cette revendication est partagée par la FEF, à travers des listings de stages dans tous les établissements. L'organisation estudiantine pose encore huit autres demandes: une qualité pédagogique renforcée, des services de soutien, des bourses pour l'achat de matériel, la fourniture de vêtements spécifiques si nécessaires, des grilles d'évaluation claires et précises, des lieux où le stagiaire peut parler en cas de violence ou harcèlement, un échange de bonnes pratiques entre établissements et un cadre légal commun pour assurer la sécurité.