Dans le centre de la capitale, plusieurs milliers d'étudiants, rassemblés devant la Grande Poste, bâtiment devenu le point de ralliement des manifestations dans la capitale, sont parvenus à forcer, sans violence, plusieurs cordons de policiers pour rejoindre le siège de l'Assemblée populaire nationale (APN, Chambre basse du Parlement). "Vous avez pillé le pays, voleurs! ", crient d'une seule voix, en direction de l'APN, les étudiants, qui manifestent tous les mardis depuis le début du mouvement de contestation inédit du régime dont l'Algérie est le théâtre depuis le 22 février. "FLN, traîtres! ", peut-on également entendre, en référence au Front de libération nationale, ancien parti unique qui domine la vie politique depuis l'indépendance et présidé par Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission le 2 avril, après 20 ans à la tête de l'Etat, par un mouvement de contestation inédit. Les étudiants, pour la plupart drapés dans le drapeau national - vert et blanc, frappé de l'étoile et du croissant rouges - réclament également "Un Etat civil, pas un Etat militaire". (Belga)