Les étudiants qui reçoivent un financement de leur famille sont principalement de nationalité belge, en début de cycle d'études et ont moins de 25 ans. L'étudiant qui n'est pas du tout aidé par sa famille (12,8%) est plutôt en fin de cycle et de nationalité étrangère. Il doit travailler et solliciter une ou plusieurs aides.

L'argent qui provient d'une activité rémunérée est une deuxième source de revenus. L'enquête révèle que 71,6% des étudiants exercent un job d'étudiant. Et 27,3% d'entre eux estiment que cette activité a un impact négatif sur leurs études.

Les auteurs ont observé que les configurations familiales complexifiées ont tendance à affaiblir la solidarité des parents envers leur enfant. Cette "désolidarisation" familiale s'explique par l'appauvrissement général des familles, mais aussi par l'allongement de la durée des études en raison du fonctionnement par crédits prévu dans le décret Paysage.

L'étude avait été commandée au bureau de consultance BDO par l'ancien ministre de tutelle, Jean-Claude Marcourt (PS). Il a été évoqué mardi par la cheffe de groupe cdH au Parlement, Alda Greoli, qui en recommande l'examen approfondi avec ses auteurs.