Ce taux est - après celui de l'Italie - le second le plus élevé parmi huit pays d'Europe occidentale étudiés, pour lesquels la moyenne est de 35%.

De manière générale, "un renouvellement limité est bénéfique, mais un pourcentage plus élevé pose un problème de continuité", expose le politologue Bart Maddens, dont l'étude s'appuie sur le doctorat de son collègue Athanassios Gouglas.

"Le fait que nous nous situons structurellement dans la partie supérieure n'est pas bon pour la démocratie", estime-t-il, évoquant la nécessité pour les parlementaires d'avoir suffisamment d'expérience pour contrôler le gouvernement.

Cette expérience est importante aussi pour que les élus puissent élaborer des lois sans trop devoir s'appuyer sur le gouvernement ou des experts, ajoute-t-il. Généralement moins connus, les nouveaux élus disposent en outre d'une base électorale moins solide que les anciens, ce qui ne les aide pas à lutter contre la particratie, selon Bart Maddens.

L'étude montre aussi la forte augmentation ces dernières années du phénomène de renouvellement. De 1945 à 1989, le taux de renouvellement était en moyenne de 26%. L'augmentation qui s'en est suivie s'explique notamment par l'émergence de nouveaux partis politiques et le départ d'élus vers les parlements régionaux, vu le renforcement du fait régional à travers les dernières réformes de l'État.

Ce taux est - après celui de l'Italie - le second le plus élevé parmi huit pays d'Europe occidentale étudiés, pour lesquels la moyenne est de 35%. De manière générale, "un renouvellement limité est bénéfique, mais un pourcentage plus élevé pose un problème de continuité", expose le politologue Bart Maddens, dont l'étude s'appuie sur le doctorat de son collègue Athanassios Gouglas. "Le fait que nous nous situons structurellement dans la partie supérieure n'est pas bon pour la démocratie", estime-t-il, évoquant la nécessité pour les parlementaires d'avoir suffisamment d'expérience pour contrôler le gouvernement. Cette expérience est importante aussi pour que les élus puissent élaborer des lois sans trop devoir s'appuyer sur le gouvernement ou des experts, ajoute-t-il. Généralement moins connus, les nouveaux élus disposent en outre d'une base électorale moins solide que les anciens, ce qui ne les aide pas à lutter contre la particratie, selon Bart Maddens. L'étude montre aussi la forte augmentation ces dernières années du phénomène de renouvellement. De 1945 à 1989, le taux de renouvellement était en moyenne de 26%. L'augmentation qui s'en est suivie s'explique notamment par l'émergence de nouveaux partis politiques et le départ d'élus vers les parlements régionaux, vu le renforcement du fait régional à travers les dernières réformes de l'État.