Au bon vieux temps du confinement... Accablés de critiques depuis quelques semaines, les politiques en viendraient à regretter la première phase de la crise sanitaire où la peur du virus et la sidération face à sa propagation rapide facilitaient l'adoption et l'application de mesures poursuivant un objectif commun : rester chez soi, pratiquer les gestes barrières élémentaires, maintenir le système hospitalier hors de l'eau et continuer à faire fonctionner le pays avec les personnes les plus indispensables, qui n'étaient pas nécessairement celles qu'on disait l'être.

Le vendredi 24 avril, on a perdu une certaine adhésion sociale. Non au combat contre le Covid-19. Mais sur les priorités de ce combat. Certains commencent d'ailleurs à exploiter cette frustration.

Tous les matins à 11 heures, rendez-vous est pris. C'est le moment du briefing quotidien de Sciensano. Combien de personnes hospitalisées. Combien de nouveaux cas. Combien de décès. Et combien de personnes ont pu quitter l'hôpital. Zéro blabla. Des chiffres. Des faits. Des graphiques. De l'émotion aussi, parfois, comme lors de l'annonce du décès d'une fillette de 12 ans. C'est la méthode choisie par le centre de crise pour communiquer à la population sur l'évolution de l'épidémie de coronavirus dans notre pays.

Le monde est à la veille d'une révolution aussi fondamentale que l'arrivée d'Internet. Smart cities, voitures autonomes, médecine à distance, téléchargement ultrarapide. Espionnage, tensions géopolitiques, gros sous et craintes pour la santé. La 5G, la nouvelle série à bingewatcher. Attention spoiler.

Le Luxembourg planche sur un projet de loi. La Suisse lance des essais pilotes. En France, une mission parlementaire a été mise sur les rails et en Belgique, c'est le retour de la tolérance zéro. Autant de stratégies pour autant d'échecs. La consommation de cannabis explose. On fume toujours plus jeune, plus souvent, plus chargé, plus cher. Pourtant, les défenseurs d'une législation répressive et punitive continuent de brandir une série d'arguments qu'ils pensent imparables.

Après les sempiternelles discussions que ce dossier existentiel a connues tout au long de l'année 2019, la consécration du Brexit, célébré à Londres et déploré à Bruxelles le vendredi 31 janvier à minuit, prodiguera un sentiment de soulagement à beaucoup.

Il y a quelques mois, Paul Magnette prenait les commandes du PS. Et annonçait la couleur dans Le Soir" - Avec Magnette, les affaires au PS, c'est fini ? C'est toujours facile de dire ça, mais je serai d'une intransigeance robespierriste. On va couper des têtes...Je ne vais pas réhabiliter les guillotines, mais... " Quatre mois plus tard, l'opération têtes coupées est en route.

"Non, non rien n'a changé..." Lundi 13 janvier, après la prolongation de la mission des informateurs royaux pour deux semaines supplémentaires, la chanson des Poppys nous trottait en tête.