"Non, non rien n'a changé..." Lundi 13 janvier, après la prolongation de la mission des informateurs royaux pour deux semaines supplémentaires, la chanson des Poppys nous trottait en tête.

Emmanuel Macron n'est pas un inconditionnel de l'euthanasie. Quand il a décrété, mi-novembre lors d'une interview à The Economist la " mort cérébrale " de l'Otan, il n'avait pas l'intention d'achever cette Alliance atlantique portée sur les fonts baptismaux en 1949 avec la mission d'assurer la défense des Etats occidentaux contre le péril communiste.

La jubilation personnelle que Donald Trump a éprouvée en annonçant la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi le dimanche 27 octobre détonne avec le chaos qui prévaut au Moyen-Orient alors que, forts du sentiment de la " mission accomplie ", les Américains s'en désengagent, hors la surveillance des puits de pétrole syriens, ce qui en dit long sur leurs intérêts profonds.

Quel revenu pour accéder "au bonheur" ? En prenant les différentes études menées ces dix dernières années, ça tourne autour des 6 000 euros de revenus par mois, nets, pour un ménage de deux personnes, dans une société industrialisée. Mais ceux qui les gagnent, comme ceux qui sont au-delà, ne figurent pas forcément, loin s'en faut, parmi les plus "heureux" lorsqu'on établit des classements, nationaux ou sans frontières.

Stéphane Moreau n'est pas un passionné de football. Mais son sang et son rang liégeois lui imposent une présence régulière dans la loge Voo du Standard. Le foot, dès lors, les passions qu'il déchaîne, le sens tactique qu'il exige, le rôle et la personnalité de l'entraîneur d'un club, le CEO déchu de Nethys connaît.

Les élections législatives autrichiennes du dimanche 29 septembre ont été marquées par le recul (à 17,25 % des suffrages, soit son plus mauvais score depuis 2002) du Parti de la liberté (FPÖ). Un ressac qui, conjugué aux échecs de l'Italien Matteo Salvini et du Britannique Boris Johnson, confirme la mauvaise passe, au moins conjoncturelle, de l'extrême droite et de la droite populiste en Europe.

Maintenant ou jamais. Dans l'annonce d'accord entre le PS, Ecolo et le MR pour composer, ensemble donc, les prochains gouvernements en Wallonie et Communauté française, la clarté relative des mesures annoncées n'est pas l'essentiel au stade actuel. Pareil pour leur financement.

La saga du Brexit, qui a connu au Parlement britannique un développement shakespearien promis à ne pas être le dernier, fournit une belle illustration de l'instrumentalisation contemporaine de la notion de peuple.

A quel fruit correspond chaque pays ? Lequel est plutôt agrume, qui est plutôt à coque, ou à noyau, exotique, rouge, à pépins ? Qui est à chair tendre, qui est à éplucher obligatoirement, qui est d'été, ou en grappe, ou des bois, rond, comestible, confit, à utiliser comme épice, se rapprochant du légume... Où situer alors la Belgique ?

Le G7, qui tient son sommet annuel à Biarritz du 24 au 26 août, a-t-il encore une utilité ? Le club des pays les plus industrialisés au monde, réunis depuis 1975 en réponse au choc pétrolier, a raté trois révolutions.

On a toujours besoin d'un plus grand que soi. Parce qu'il faut lever la tête pour le scruter. Et qu'alors on voit plus haut. Plus loin. Et que, si on y prête attention, comme lorsqu'on respire très profondément, comme lorsqu'on veut s'imprégner d'un moment, d'un silence, d'un parfum, d'une lumière, on ressent quelque chose qui ressemble à de l'élévation.

Dans la panoplie des nouveaux instruments de la diplomatie, la cyberattaque a l'indéniable avantage d'éviter des pertes humaines directes et de permettre des ripostes davantage proportionnées.

C'est la théorie de l'évolution. Chaque modèle vivant se transforme, progressivement, jusqu'à parfois déboucher sur l'apparition de nouvelles espèces. Dans la nature, le processus court sur des centaines de milliers d'années. Lorsqu'il s'agit d'Etats, la métamorphose s'opère sur un laps de temps beaucoup plus réduit. Mais le mouvement est comparable. Et la Belgique en est l'un des symboles les plus éclatants, en mutation perpétuelle qu'elle est depuis bientôt cinquante ans.

Bart De Wever l'a évoqué. Alain Destexhe et Mischaël Modrikamen l'ont fait. Le cdH a choisi l'opposition à tous les niveaux de pouvoir. Le 26 mai, trois écuries politiques ont gagné des élections. Le Vlaams Belang, Ecolo/Groen et le PTB/PVDA. Toutes les autres, défaites. Mais hors Destexhe (Listes du même nom) et Modrikamen (PP), et hors Olivier Maingain (DéFI), qui n'a pas attendu le scrutin pour faire savoir qu'il passerait la main, quel que soit le résultat, personne n'a démissionné

C'était en juin 2014. Le PS avait gagné au Sud et la N-VA avait mis le Nord en poche. Pour le fédéral, on pensait être reparti pour la gloire. Et puis Charles Michel l'a jouée forban. Premier ministre francophone du premier gouvernement fédéral abritant un parti nationaliste flamand. A droite toute. Cinq ans ont passé. A une vitesse folle mais émaillés de tant d'événements, de tant de nouvelles pratiques, de nouveaux langages, de nouveaux enjeux, de nouvelles réalités, qu'on dirait que ça en fait vingt. Et qu'on a tendance à oublier beaucoup de ce qui s'est passé, durant cette législature qui finit.

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