Les résultats de cette étude sociologique et juridique pointent du doigt la trop grande marge de manoeuvre laissée aux maisons de repos et maisons de repos et de soins (MR/S), qui face à la gravité de la situation, la peur et le manque de moyen et de personnel, ont édicté des mesures trop strictes, mettant à mal les droits des résidents. Par ailleurs, l'étude dénonce le manque d'anticipation des conséquences néfastes engendrées par les mesures strictes de confinement (angoisse, agressivité, aggravation de l'état de santé), sans qu'aucune analyse préalable des autorités publiques, notamment sur les questions éthiques que cela soulève, n'ait été réalisée. En conclusion de ce rapport, il apparaît que les droits humains des seniors ont davantage été impactés que ceux des autres groupes de population, "dans l'intérêt de protéger la collectivité au détriment de leurs droits individuels", tout en disqualifiant "leur autonomie, leur volonté, ou encore leur capacité d'autodétermination et de raisonnement". "Cette pandémie a mis en évidence certaines limites du modèle organisationnel actuel des MR/S, en même temps qu'elle révèle les solidarités et les capacités de mobilisation et de réactivité dont ses acteurs ont su faire preuve. D'ici 2050, 1 personne sur 6 dans notre société aura plus de 65 ans. La pandémie nous offre l'opportunité de construire un processus pour une 'nouvelle normalité'" pose à la réflexion Patrick Charlier, directeur d'Unia. (Belga)

Les résultats de cette étude sociologique et juridique pointent du doigt la trop grande marge de manoeuvre laissée aux maisons de repos et maisons de repos et de soins (MR/S), qui face à la gravité de la situation, la peur et le manque de moyen et de personnel, ont édicté des mesures trop strictes, mettant à mal les droits des résidents. Par ailleurs, l'étude dénonce le manque d'anticipation des conséquences néfastes engendrées par les mesures strictes de confinement (angoisse, agressivité, aggravation de l'état de santé), sans qu'aucune analyse préalable des autorités publiques, notamment sur les questions éthiques que cela soulève, n'ait été réalisée. En conclusion de ce rapport, il apparaît que les droits humains des seniors ont davantage été impactés que ceux des autres groupes de population, "dans l'intérêt de protéger la collectivité au détriment de leurs droits individuels", tout en disqualifiant "leur autonomie, leur volonté, ou encore leur capacité d'autodétermination et de raisonnement". "Cette pandémie a mis en évidence certaines limites du modèle organisationnel actuel des MR/S, en même temps qu'elle révèle les solidarités et les capacités de mobilisation et de réactivité dont ses acteurs ont su faire preuve. D'ici 2050, 1 personne sur 6 dans notre société aura plus de 65 ans. La pandémie nous offre l'opportunité de construire un processus pour une 'nouvelle normalité'" pose à la réflexion Patrick Charlier, directeur d'Unia. (Belga)