La Belgique a décidé lundi de poursuivre la campagne de vaccination avec le vaccin AstraZeneca alors même que la plupart de ses voisins de l'Union européenne (France, Pays-Bas, Allemagne, etc.) ont, eux, décidé de suspendre l'utilisation de ce vaccin, après le signalement de plusieurs cas de troubles sanguins survenus à des personnes fraîchement vaccinées. Si aucun lien de causalité formel n'a été établi à ce stade entre ces effets secondaires graves et l'administration du vaccin AstraZeneca, une douzaine de pays européens ont décidé d'en suspendre l'utilisation, dans l'attente d'éclaircissements. La décision belge de poursuivre "est basée sur des données scientifiques", a assuré mardi Yves Van Laethem. "Nous avons voulu rester le plus scientifique possible dans la tourmente médiatico-politique qui agite actuellement l'Europe à ce niveau-là". "Actuellement, les données dont nous disposons ne nous permettent pas de dire qu'il y ait un risque supplémentaire lié au vaccin AstraZeneca dans le domaine des thromboses ou des thromboembolies. Il a été employé de manière massive, à peu près de l'ordre de 5,5 millions (de doses, NDLR) dans l'Union européenne et de pratiquement 10 millions (de doses, NDLR) au Royaume-Uni et donc, dans cette masse d'informations, aucun signal ne nous fait penser que nous sommes en train de dépasser le taux prévu, le taux normal dans une population générale, de pathologies thromboemboliques", a expliqué Yves Van Laethem. "Certains signaux font même penser, qu'éventuellement, nous avons moins de thromboembolies dans le groupe de la population en question mais le principe n'est pas à ce niveau-là, le principe est de vérifier que nous n'avons pas là un risque accru de pathologies. Nous croyons donc sur cette base-là que le vaccin est non seulement un bon vaccin, montré par les études cliniques, mais un bon vaccin sur le terrain", a ajouté le porte-parole interfédéral Covid-19. L'efficacité du vaccin AstraZeneca semble en effet se confirmer outre-Manche, et notamment en Écosse où, selon une étude, il affiche une efficacité de plus de 90% pour les formes sévères du Covid-19 chez les personnes les plus âgées et les résidents de maisons de repos. "Il ne faut pas croire que l'on fait fi de la sécurité des personnes qui sont vaccinées. Derrière ces chiffres, derrière ces thromboses et autres, il y a des individus et il faut en tenir compte", a encore assuré Yves Van Laethem, appelant toutes les personnes vaccinées qui présenteraient des effets secondaires à les rapporter à leur médecin traitant, lequel, dans un second temps, les transmettra à l'agence fédérale des médicaments (AFMPS). (Belga)

La Belgique a décidé lundi de poursuivre la campagne de vaccination avec le vaccin AstraZeneca alors même que la plupart de ses voisins de l'Union européenne (France, Pays-Bas, Allemagne, etc.) ont, eux, décidé de suspendre l'utilisation de ce vaccin, après le signalement de plusieurs cas de troubles sanguins survenus à des personnes fraîchement vaccinées. Si aucun lien de causalité formel n'a été établi à ce stade entre ces effets secondaires graves et l'administration du vaccin AstraZeneca, une douzaine de pays européens ont décidé d'en suspendre l'utilisation, dans l'attente d'éclaircissements. La décision belge de poursuivre "est basée sur des données scientifiques", a assuré mardi Yves Van Laethem. "Nous avons voulu rester le plus scientifique possible dans la tourmente médiatico-politique qui agite actuellement l'Europe à ce niveau-là". "Actuellement, les données dont nous disposons ne nous permettent pas de dire qu'il y ait un risque supplémentaire lié au vaccin AstraZeneca dans le domaine des thromboses ou des thromboembolies. Il a été employé de manière massive, à peu près de l'ordre de 5,5 millions (de doses, NDLR) dans l'Union européenne et de pratiquement 10 millions (de doses, NDLR) au Royaume-Uni et donc, dans cette masse d'informations, aucun signal ne nous fait penser que nous sommes en train de dépasser le taux prévu, le taux normal dans une population générale, de pathologies thromboemboliques", a expliqué Yves Van Laethem. "Certains signaux font même penser, qu'éventuellement, nous avons moins de thromboembolies dans le groupe de la population en question mais le principe n'est pas à ce niveau-là, le principe est de vérifier que nous n'avons pas là un risque accru de pathologies. Nous croyons donc sur cette base-là que le vaccin est non seulement un bon vaccin, montré par les études cliniques, mais un bon vaccin sur le terrain", a ajouté le porte-parole interfédéral Covid-19. L'efficacité du vaccin AstraZeneca semble en effet se confirmer outre-Manche, et notamment en Écosse où, selon une étude, il affiche une efficacité de plus de 90% pour les formes sévères du Covid-19 chez les personnes les plus âgées et les résidents de maisons de repos. "Il ne faut pas croire que l'on fait fi de la sécurité des personnes qui sont vaccinées. Derrière ces chiffres, derrière ces thromboses et autres, il y a des individus et il faut en tenir compte", a encore assuré Yves Van Laethem, appelant toutes les personnes vaccinées qui présenteraient des effets secondaires à les rapporter à leur médecin traitant, lequel, dans un second temps, les transmettra à l'agence fédérale des médicaments (AFMPS). (Belga)