A entendre les commentaires du ministre-président wallon, Paul Magnette (PS), le débat coince entre le gouvernement fédéral et la Région wallonne. "Nous sommes en total désaccord sur le plan budgétaire", a lancé M. Magnette en quittant la réunion. A ses yeux, l'équipe de Charles Michel cherche trop à se montrer bon élève vis-à-vis des exigences européennes. "Le fédéral est favorable à une politique d'austérité. Nous pensons au contraire qu'il faut oser un dialogue critique avec l'Europe en disant: non, on ne veut pas de cette politique", a-t-il expliqué. La Wallonie souhaite "immuniser" dans le calcul du déficit les dépenses d'investissement stratégique (plan Marshall, financement des hôpitaux, etc.), parce qu'elles participent à la relance économique, ainsi que les dépenses en sécurité et lutte contre le radicalisme comme le fait le gouvernement fédéral. Au total, cette immunisation porterait sur 317 millions d'euros. "On ne peut pas se contenter d'être un bon élève qui calligraphie ce que lui dicte l'Europe", a renchéri le ministre wallon du Budget, Christophe Lacroix (PS), en précisant toutefois que la discussion se poursuivait. "Nous cherchons une démarche commune", a-t-il précisé. Un travail a lieu pour examiner la manière de prendre en compte budgétairement les investissements, a indiqué de son côté la ministre fédérale du Budget, Sophie Wilmès (MR). "Mais, en attendant, on doit respecter les critères européens", a-t-elle ajouté. (Belga)

A entendre les commentaires du ministre-président wallon, Paul Magnette (PS), le débat coince entre le gouvernement fédéral et la Région wallonne. "Nous sommes en total désaccord sur le plan budgétaire", a lancé M. Magnette en quittant la réunion. A ses yeux, l'équipe de Charles Michel cherche trop à se montrer bon élève vis-à-vis des exigences européennes. "Le fédéral est favorable à une politique d'austérité. Nous pensons au contraire qu'il faut oser un dialogue critique avec l'Europe en disant: non, on ne veut pas de cette politique", a-t-il expliqué. La Wallonie souhaite "immuniser" dans le calcul du déficit les dépenses d'investissement stratégique (plan Marshall, financement des hôpitaux, etc.), parce qu'elles participent à la relance économique, ainsi que les dépenses en sécurité et lutte contre le radicalisme comme le fait le gouvernement fédéral. Au total, cette immunisation porterait sur 317 millions d'euros. "On ne peut pas se contenter d'être un bon élève qui calligraphie ce que lui dicte l'Europe", a renchéri le ministre wallon du Budget, Christophe Lacroix (PS), en précisant toutefois que la discussion se poursuivait. "Nous cherchons une démarche commune", a-t-il précisé. Un travail a lieu pour examiner la manière de prendre en compte budgétairement les investissements, a indiqué de son côté la ministre fédérale du Budget, Sophie Wilmès (MR). "Mais, en attendant, on doit respecter les critères européens", a-t-elle ajouté. (Belga)