Au centre des discussions se trouve la renégociation de la convention conclue entre l'Etat belge, Electrabel et Synatom, société chargée de gérer les provisions nucléaires, c'est-à-dire l'argent nécessaire au démantèlement des centrales belges. Les négociations portent aussi sur la modification de la loi sur ces provisions.

En mai était apparu que le groupe énergétique français Engie avait présenté un plan au gouvernement fédéral en vue d'ériger un cadre strict autour des provisions nucléaires. L'objectif - non avoué - était de se protéger, car le démantèlement des centrales belges pourrait entraîner des coûts supplémentaires pour groupe dans le futur, rappelle L'Echo.

Le gouvernement fédéral avait jugé ce plan "inacceptable", ajoutant que la loi de 2003 sur les provisions allait être revue pour mieux garantir l'existence et la disponibilité de ces fonds. Des négociations ont néanmoins repris au sommet entre Engie et les représentants du Premier ministre Charles Michel et de la ministre de l'Energie Marie-Christine Marghem. La Commission des provisions nucléaires a en outre été complètement écartée des échanges.