Le gouvernement précédent avait créé la zone basse émission étendue à l'ensemble des communes bruxelloises. Les mesures d'interdiction progressive des véhicules diesel - surtout - et essence les plus polluants d'ici 2025 sont en cours d'application. Le Plan Climat table sur une sortie du diesel au plus tard à l'horizon 2030 et essence et LPG au plus tard en 2035.

Pour ce faire, le gouvernement bruxellois s'engage "en concertation avec les parties prenantes et les secteurs professionnels concernés, et en tenant compte de l'impact socio-économique et budgétaire, et des technologies alternatives disponibles", à définir dès l'an prochain, "de nouveaux jalons pour la LEZ pour tout type de véhicule pour la période 2025-2035".

Il s'engage aussi à en renforcer les critères d'accès ainsi que le champ d'application, et à intégrer l'interdiction des véhicules diesel en 2030 et celle des véhicules essence et LPG en 2035. C'est à ce niveau qu'il est prévu d'"intégrer dans la LEZ des deux-roues motorisés, actuellement hors scope pour des raisons d'ordre opérationnel, à partir de 2022 pour les plus polluants".

On réfléchira aussi à "la création de 'Zéro Emission Zones' (ZEZ)" dans le 'pentagone', au centre de la capitale, ou dans certaines zones, telles que les noeuds commerciaux. Ces ZEZ seraient associées à des critères d'accès renforcés par rapport à la LEZ, "à l'interdiction accélérée des véhicules diesel et essence ainsi que des deux-roues motorisés, et assortie d'une éventuelle interdiction complète des poids lourds en tenant compte de dérogations éventuelles".

Il est d'ores et déjà fixé que les moteurs hybride essence non rechargeables et les moteurs CNG, au vu de leurs qualités environnementales, ne sont pas concernés par les renforcements des critères d'accès. "Leur bannissement, qui correspondra à un bannissement total des moteurs à carburant fossile, pourra être envisagé par la suite, en fonction notamment des alternatives technologiques disponibles sur le marché et de l'accessibilité de celles-ci". Le "day pass" actuel limité à 8 usages par an pour les véhicules interdits dans la LEZ reste d'application.

On annonce enfin un renforcement des conditions de contrôle de la LEZ, notamment des véhicules étrangers via l'introduction d'équipes mobiles, et la détection des cas de fraudes au filtre à particules.