"Les réacteurs vont fermer pour le premier d'entre eux en février 2020, pour le deuxième en juin" de la même année, a déclaré Mme Wargon à Colmar. Ces dates diffèrent légèrement de celles avancées en février dernier par le ministre de la Transition écologique de l'époque, François de Rugy, qui avait alors évoqué une fermeture du premier réacteur en mars 2020, et en août 2020 pour le second. Cette centrale, qui génère d'importantes recettes fiscales pour les collectivités, emploie directement 850 salariés d'EDF et environ 350 employés permanents d'entreprises prestataires. "Notre responsabilité, c'est d'accompagner le territoire pour que nous trouvions de nouvelles opportunités d'emplois", a insisté Mme Wargon. "Nous savons que nous devons apporter plus de réponses", "plus concrètes", a-t-elle reconnu, disant espérer "de bonnes nouvelles pour accueillir des entreprises dans les mois qui viennent". Mise en service en 1977, Fessenheim est la doyenne des centrales encore en activité en France. Sa fermeture, une promesse de l'ex-président François Hollande, devait intervenir initialement fin 2016, mais a été reportée à plusieurs reprises. (Belga)