Depuis deux semaines environ, les 12 détenus actuellement en Deradex à Ittre ont droit à des sorties dans le grand préau, et plus au préau d'une superficie de 12 m2 environ et partiellement ouvert. Dans le grand préau, ils ne sont pas mélangés aux autres détenus, ils ont leur propre horaire (chaque matin de 8h à 9h).

L'adaptation de leur condition de détention découle d'une condamnation en justice de l'Etat belge en mai dernier. A la suite d'une plainte de sept détenus de cette aile, l'Etat belge, et plus précisément le ministre de la Justice Koen Geens, avait été condamné par le tribunal de 1re instance francophone, à verser à chacun de ces détenus 1 euro par jour de détention dans la section Deradex. L'Etat a fait appel de ce jugement.

"L'accès au grand préau est une belle avancée, mais c'est le système Deradex lui-même qu'il faut arrêter. Deradex est une prison dans la prison. L'État a voulu montrer ses muscles mais avance à l'aveugle. Ce n'est pas en isolant les gens qu'on les rend meilleurs", commente dans Sudpresse le conseil de trois détenus, Me Nicolas Cohen.

Depuis deux semaines environ, les 12 détenus actuellement en Deradex à Ittre ont droit à des sorties dans le grand préau, et plus au préau d'une superficie de 12 m2 environ et partiellement ouvert. Dans le grand préau, ils ne sont pas mélangés aux autres détenus, ils ont leur propre horaire (chaque matin de 8h à 9h). L'adaptation de leur condition de détention découle d'une condamnation en justice de l'Etat belge en mai dernier. A la suite d'une plainte de sept détenus de cette aile, l'Etat belge, et plus précisément le ministre de la Justice Koen Geens, avait été condamné par le tribunal de 1re instance francophone, à verser à chacun de ces détenus 1 euro par jour de détention dans la section Deradex. L'Etat a fait appel de ce jugement. "L'accès au grand préau est une belle avancée, mais c'est le système Deradex lui-même qu'il faut arrêter. Deradex est une prison dans la prison. L'État a voulu montrer ses muscles mais avance à l'aveugle. Ce n'est pas en isolant les gens qu'on les rend meilleurs", commente dans Sudpresse le conseil de trois détenus, Me Nicolas Cohen.