Le texte doit être transmis au Sénat où les opposants sont majoritaires. Mais cela n'arrivera probablement pas avant les élections législatives du 15 mars, et ce projet pourrait alors se retrouver sur la table des négociations dans un pays où la formation de coalitions gouvernementales est un processus long et complexe. Le texte a été approuvé par 77 votes contre 72 au sein d'une assemblée de 150 sièges. La vente, dans les plus de 600 coffee shops du pays, et la possession de moins de 5 grammes de cannabis ont été décriminalisées aux Pays-Bas en 1976, mais la culture et la vente en gros restent interdites, et sont aux mains du crime organisé. Pour Vera Bergkamp, auteure du projet et députée du parti progressiste D66, la culture et la vente de cannabis seront mieux contrôlées si elles passent sous supervision de l'Etat: les propriétaires de coffee shops pourront se fournir au sein d'un "système fermé" avec des producteurs disposant d'une autorisation spécifique. "Cela sera beaucoup mieux pour la santé des citoyens si nous savons d'où la drogue provient, et si nous pouvons exiger de meilleurs standards de qualité", avait-elle affirmé il y a quelques mois, lors d'un débat sur le sujet. Le texte pourrait également contribuer à lutter contre la criminalité, faire en sorte que les propriétaires des établissements spécialisés ne doivent plus se fournir auprès de criminels et clarifier la législation. Pour les opposants, une culture surveillée du cannabis va à l'encontre des règles internationales et pourrait mener à une hausse de l'usage chez les jeunes. Le crime organisé, qui cultive pour le marché international, continuera simplement à exporter, ont-ils assuré à la télévision publique NOS. Les coffee shops néerlandais génèrent chaque année des millions d'euros et dans les grandes villes sont un attrait important pour des millions de touristes. (Belga)

Le texte doit être transmis au Sénat où les opposants sont majoritaires. Mais cela n'arrivera probablement pas avant les élections législatives du 15 mars, et ce projet pourrait alors se retrouver sur la table des négociations dans un pays où la formation de coalitions gouvernementales est un processus long et complexe. Le texte a été approuvé par 77 votes contre 72 au sein d'une assemblée de 150 sièges. La vente, dans les plus de 600 coffee shops du pays, et la possession de moins de 5 grammes de cannabis ont été décriminalisées aux Pays-Bas en 1976, mais la culture et la vente en gros restent interdites, et sont aux mains du crime organisé. Pour Vera Bergkamp, auteure du projet et députée du parti progressiste D66, la culture et la vente de cannabis seront mieux contrôlées si elles passent sous supervision de l'Etat: les propriétaires de coffee shops pourront se fournir au sein d'un "système fermé" avec des producteurs disposant d'une autorisation spécifique. "Cela sera beaucoup mieux pour la santé des citoyens si nous savons d'où la drogue provient, et si nous pouvons exiger de meilleurs standards de qualité", avait-elle affirmé il y a quelques mois, lors d'un débat sur le sujet. Le texte pourrait également contribuer à lutter contre la criminalité, faire en sorte que les propriétaires des établissements spécialisés ne doivent plus se fournir auprès de criminels et clarifier la législation. Pour les opposants, une culture surveillée du cannabis va à l'encontre des règles internationales et pourrait mener à une hausse de l'usage chez les jeunes. Le crime organisé, qui cultive pour le marché international, continuera simplement à exporter, ont-ils assuré à la télévision publique NOS. Les coffee shops néerlandais génèrent chaque année des millions d'euros et dans les grandes villes sont un attrait important pour des millions de touristes. (Belga)