Ces élections se sont déroulées dans un contexte de colère populaire après le scandale des "passeports en or", un programme d'octroi de passeport contre investissements aboli en raison d'allégations de corruption, exploité par l'extrême droite qui sort renforcée du scrutin. Le parti communiste Akel a remporté 22% des voix alors que le parti ultra-nationaliste Elam a doublé sa représentation, passant de deux à quatre députés avec 6,78% des voix. Le parti Disy a perdu un siège et ne dispose donc pas de la majorité au parlement, ce qui va forcer le président Anastasiades à former à nouveau un gouvernement minoritaire. Plus de 558.000 personnes étaient appelées à départager 658 candidats, dont moins d'un quart de femmes, pour cette élection tenue dans la partie sud de l'île où la République de Chypre, membre de l'Union européenne, exerce son autorité. L'île est divisée depuis l'invasion en 1974 du tiers nord par l'armée turque, en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher l'île à la Grèce. L'autoproclamée République turque de Chypre du Nord (RTCN) est reconnue uniquement par Ankara. La participation au scrutin de dimanche s'est élevée à 63,9%, contre 66,7% en 2016. Un taux jugé "satisfaisant" au regard du contexte sanitaire par le directeur du scrutin Costas Constantinou. (Belga)

Ces élections se sont déroulées dans un contexte de colère populaire après le scandale des "passeports en or", un programme d'octroi de passeport contre investissements aboli en raison d'allégations de corruption, exploité par l'extrême droite qui sort renforcée du scrutin. Le parti communiste Akel a remporté 22% des voix alors que le parti ultra-nationaliste Elam a doublé sa représentation, passant de deux à quatre députés avec 6,78% des voix. Le parti Disy a perdu un siège et ne dispose donc pas de la majorité au parlement, ce qui va forcer le président Anastasiades à former à nouveau un gouvernement minoritaire. Plus de 558.000 personnes étaient appelées à départager 658 candidats, dont moins d'un quart de femmes, pour cette élection tenue dans la partie sud de l'île où la République de Chypre, membre de l'Union européenne, exerce son autorité. L'île est divisée depuis l'invasion en 1974 du tiers nord par l'armée turque, en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher l'île à la Grèce. L'autoproclamée République turque de Chypre du Nord (RTCN) est reconnue uniquement par Ankara. La participation au scrutin de dimanche s'est élevée à 63,9%, contre 66,7% en 2016. Un taux jugé "satisfaisant" au regard du contexte sanitaire par le directeur du scrutin Costas Constantinou. (Belga)