Les prescriptions de sécurité ont été renforcées à la suite de la catastrophe de Fukushima en 2011. Les centrales nucléaires doivent ainsi pouvoir résister à des événements comme une attaque électronique ou un crash aérien. Jusqu'il y a peu l'on visait simplement la chute d'"aéronefs". Désormais, il est question d'avions militaires ou commerciaux "représentatifs", c'est-à-dire du type qui survolent la centrale ou ses alentours. Cela implique par exemple qu'à Tihange les avions-cargos au départ ou à l'arrivée de Bierset doivent être pris en compte, ressort-il d'une réponse fournie par le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem, le 11 mai. Le détail des règles de sécurité est confidentiel. Selon les renseignements collectés par les Verts au gré des questions parlementaires, les centrales belges répondraient toutefois insuffisamment à ces conditions. Les plus vieilles centrales -Tihange 1 et Doel 1 et 2- sont protégées uniquement contre le crash d'un avion de tourisme ou d'affaires. Si un avion d'un plus grand gabarit devait s'effondrer, les dégâts au bâtiment pourraient être limités mais l'embrasement du kérosène pourrait en revanche être dangereux, avait indiqué le directeur de l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN), Frank Hardeman, en février 2019. Un rapport daté du mois d'août précise qu'un nouvel équipement de lutte contre les incendies a été acquis. Tihange 2 et 3 ainsi Doel 3 et 4 ont quant à elles été conçues pour résister à la chute d'un avion civil ou militaire de taille moyenne, du genre d'un Boeing 767. Pour Ecolo, c'est insuffisant. Volent au départ ou à destination de Bierset des avions-cargos de la catégorie d'un Boeing 747 qui peuvent peser plus de 400 tonnes et emporter 192 tonnes de kérosène. Les Verts en concluent que les centrales ne sont pas suffisamment protégées contre le crash d'un avion et l'incendie qu'il pourrait provoquer. Dans l'attente d'une mise en oeuvre des règles actuelles, ils demandent que le survol des sites nucléaires soit interdit, à l'image de la France où un tel survol est interdit en-dessous de mille mètres d'altitude et dans un rayon de 5 km. Le 11 mai, le ministre de l'Intérieur précisait par ailleurs qu'une nouvelle période d'exploitation -non prévue par la loi qui fixe à 2025 la sortie du nucléaire- ne pourrait se faire sans répondre aux nouvelles exigences. (Belga)

Les prescriptions de sécurité ont été renforcées à la suite de la catastrophe de Fukushima en 2011. Les centrales nucléaires doivent ainsi pouvoir résister à des événements comme une attaque électronique ou un crash aérien. Jusqu'il y a peu l'on visait simplement la chute d'"aéronefs". Désormais, il est question d'avions militaires ou commerciaux "représentatifs", c'est-à-dire du type qui survolent la centrale ou ses alentours. Cela implique par exemple qu'à Tihange les avions-cargos au départ ou à l'arrivée de Bierset doivent être pris en compte, ressort-il d'une réponse fournie par le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem, le 11 mai. Le détail des règles de sécurité est confidentiel. Selon les renseignements collectés par les Verts au gré des questions parlementaires, les centrales belges répondraient toutefois insuffisamment à ces conditions. Les plus vieilles centrales -Tihange 1 et Doel 1 et 2- sont protégées uniquement contre le crash d'un avion de tourisme ou d'affaires. Si un avion d'un plus grand gabarit devait s'effondrer, les dégâts au bâtiment pourraient être limités mais l'embrasement du kérosène pourrait en revanche être dangereux, avait indiqué le directeur de l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN), Frank Hardeman, en février 2019. Un rapport daté du mois d'août précise qu'un nouvel équipement de lutte contre les incendies a été acquis. Tihange 2 et 3 ainsi Doel 3 et 4 ont quant à elles été conçues pour résister à la chute d'un avion civil ou militaire de taille moyenne, du genre d'un Boeing 767. Pour Ecolo, c'est insuffisant. Volent au départ ou à destination de Bierset des avions-cargos de la catégorie d'un Boeing 747 qui peuvent peser plus de 400 tonnes et emporter 192 tonnes de kérosène. Les Verts en concluent que les centrales ne sont pas suffisamment protégées contre le crash d'un avion et l'incendie qu'il pourrait provoquer. Dans l'attente d'une mise en oeuvre des règles actuelles, ils demandent que le survol des sites nucléaires soit interdit, à l'image de la France où un tel survol est interdit en-dessous de mille mètres d'altitude et dans un rayon de 5 km. Le 11 mai, le ministre de l'Intérieur précisait par ailleurs qu'une nouvelle période d'exploitation -non prévue par la loi qui fixe à 2025 la sortie du nucléaire- ne pourrait se faire sans répondre aux nouvelles exigences. (Belga)