Il a notamment été constaté que près de 80% des engagements des projets impliquent des plantations en monoculture plutôt que de restaurer des forêts naturelles. Pourtant, ces plantations ont généralement bien moins de potentiel de séquestration de carbone, de création d'habitat et de contrôle de l'érosion que les forêts naturelles. Cette étude s'est penchée sur l'impact des subsides destinés au reboisement au Chili et a calculé leurs effets sur les changements nets en carbone et en biodiversité. Il est apparu que si les plantations d'arbres contribuaient à un élargissement des zones boisées, elles entraînaient une diminution des zones de forêt naturelle. "Les forêts naturelles du Chili étant plus denses en carbone et plus riches en biodiversité que les plantations, les subsides n'ont pas réussi à accroître la capacité de stockage du carbone et ont accéléré les pertes de biodiversité", ont alors constaté les auteurs de l'étude. "Si les politiques encourageant les plantations d'arbres sont mal conçues ou mal mises en ?uvre, le risque est grand de non seulement gaspiller les deniers publics, mais aussi d'entraîner des pertes tant en carbone terrestre qu'en biodiversité", indique Eric Lambin, chercheur à l'UCLouvain ainsi qu'à Stanford. "C'est exactement le contraire que ces politiques visent." Les chercheurs suggèrent plutôt d'appliquer des mesures strictes de protection des forêts naturelles. "À l'avenir, les subsides devraient aider à promouvoir la restauration des nombreux écosystèmes naturels riches en carbone et en biodiversité qui ont été perdus", conclut Eric Lambin. (Belga)

Il a notamment été constaté que près de 80% des engagements des projets impliquent des plantations en monoculture plutôt que de restaurer des forêts naturelles. Pourtant, ces plantations ont généralement bien moins de potentiel de séquestration de carbone, de création d'habitat et de contrôle de l'érosion que les forêts naturelles. Cette étude s'est penchée sur l'impact des subsides destinés au reboisement au Chili et a calculé leurs effets sur les changements nets en carbone et en biodiversité. Il est apparu que si les plantations d'arbres contribuaient à un élargissement des zones boisées, elles entraînaient une diminution des zones de forêt naturelle. "Les forêts naturelles du Chili étant plus denses en carbone et plus riches en biodiversité que les plantations, les subsides n'ont pas réussi à accroître la capacité de stockage du carbone et ont accéléré les pertes de biodiversité", ont alors constaté les auteurs de l'étude. "Si les politiques encourageant les plantations d'arbres sont mal conçues ou mal mises en ?uvre, le risque est grand de non seulement gaspiller les deniers publics, mais aussi d'entraîner des pertes tant en carbone terrestre qu'en biodiversité", indique Eric Lambin, chercheur à l'UCLouvain ainsi qu'à Stanford. "C'est exactement le contraire que ces politiques visent." Les chercheurs suggèrent plutôt d'appliquer des mesures strictes de protection des forêts naturelles. "À l'avenir, les subsides devraient aider à promouvoir la restauration des nombreux écosystèmes naturels riches en carbone et en biodiversité qui ont été perdus", conclut Eric Lambin. (Belga)