"L'année 2018 a vu se prolonger les difficultés budgétaires qui affectent le secteur de la lecture publique depuis 2015. La suspension des reconnaissances (de bibliothèques) a été prolongée, et le blocage des subventions de fonctionnement des bibliothèques déjà reconnues (a été) conservé", stipule le bilan du Conseil des bibliothèques déposé au mois de juillet. Il y a dix ans, le problème passionnait le pouvoir politique, qui avait refondu toute la législation concernant le financement de la lecture publique. Mais depuis 2014 et 2015, les principaux moyens financiers dont devraient bénéficier les bibliothèques sont gelés, sans que les partis s'en inquiètent. Le mot "bibliothèque" n'est pas mentionné une seule fois dans les programmes du MR, PS ou Ecolo qui négocient actuellement en vue de la formation des gouvernements wallon et communautaire, même si PS et Ecolo assurent vouloir financer les bibliothèques à 100%. "On est en plein paradoxe", affirme dans Le Soir le directeur général adjoint de l'Action territoriale - dont dépend la lecture publique - Jean-François Füeg. "On constate une augmentation importante du nombre de prêts, une augmentation importante du nombre de gens qui participent à des activités dans les bibliothèques publiques, et pourtant cela continue à n'intéresser personne." (Belga)