Des manifestations massives lancées le 17 octobre contre une classe dirigeante jugée corrompue et incompétente ont paralysé le pays avec le blocage de routes et la fermeture des écoles, des universités et des banques. Mais la situation semblait s'apaiser vendredi avec la reprise des activités bancaires, trois jours après la démission du gouvernement du Premier ministre Saad Hariri. De longues queues se sont formées dès l'aube à l'extérieur des agences bancaires, où les Libanais se sont rués dès l'ouverture pour encaisser leur salaire et effectuer des virements pour la première fois depuis deux semaines. Garés en double file, assis sur des chaises ou debout à l'entrée des banques, ils attendaient leur tour face à des guichetiers débordés. Dans la capitale Beyrouth, une poignée de manifestants ont brièvement pris d'assaut le siège de l'Association des banques, avant d'être délogés par la police anti-émeutes. Les Libanais craignent que la réouverture des banques ne s'accompagne d'une dévaluation monétaire, mais la Banque centrale a déclaré en début de semaine que la monnaie locale restait indexée sur le billet vert au taux de 1.507,5 livres pour un dollar, fixé en 1997. (Belga)