Déclenchées le 15 novembre par l'annonce d'une hausse du prix de l'essence, les manifestations, violentes par endroits, se sont rapidement étendues à au moins 40 villes et localités, s'accompagnant d'incendies ou d'attaques de stations-service, commissariats, centre commerciaux, mosquées ou bâtiments publics, selon les médias iraniens. Les forces de l'ordre ont été déployées pour contenir les manifestations. Les autorités ont annoncé avoir ramené le calme après plusieurs jours d'émeutes, dans un pays touché par une crise économique aggravée par le rétablissement et le durcissement depuis 2018 de sanctions américaines contre l'Iran. Les autorités ont confirmé la mort de cinq personnes, quatre membres des forces de l'ordre tués par des "émeutiers" et un civil, et annoncé environ 500 arrestations dont celles de 180 "meneurs". Mais l'ampleur de la répression n'est pas claire au niveau de l'ensemble du pays, en raison du blocage d'internet par les autorités. HRW a accusé dans un communiqué les autorités "de dissimuler délibérément l'ampleur de la répression massive des manifestants", les appelant à "annoncer immédiatement le nombre des morts, des arrestations, des détentions (...) et à permettre une enquête indépendante sur les abus présumés". Son directeur-adjoint Moyen-Orient, Michael Page, a dénoncé le fait que les autorités aient jusque-là "refusé de fournir un bilan exact des morts, et menacé de mort des détenus". Des organisations de défense des droits humains y compris Amnesty International ont fait état d'au moins 140 morts et 7.000 arrestations, selon HRW. L'accès à internet est revenu ces derniers jours sauf sur les réseaux de téléphonie mobile, selon le site NetBlocks, qui surveille la liberté d'accès à internet de par le monde. Le guide suprême d'Iran, Ali Khamenei, a affirmé mercredi que son pays avait mis en échec "un complot dangereux" avec les troubles, pointant du doigt les Etats-Unis et Israël. (Belga)

Déclenchées le 15 novembre par l'annonce d'une hausse du prix de l'essence, les manifestations, violentes par endroits, se sont rapidement étendues à au moins 40 villes et localités, s'accompagnant d'incendies ou d'attaques de stations-service, commissariats, centre commerciaux, mosquées ou bâtiments publics, selon les médias iraniens. Les forces de l'ordre ont été déployées pour contenir les manifestations. Les autorités ont annoncé avoir ramené le calme après plusieurs jours d'émeutes, dans un pays touché par une crise économique aggravée par le rétablissement et le durcissement depuis 2018 de sanctions américaines contre l'Iran. Les autorités ont confirmé la mort de cinq personnes, quatre membres des forces de l'ordre tués par des "émeutiers" et un civil, et annoncé environ 500 arrestations dont celles de 180 "meneurs". Mais l'ampleur de la répression n'est pas claire au niveau de l'ensemble du pays, en raison du blocage d'internet par les autorités. HRW a accusé dans un communiqué les autorités "de dissimuler délibérément l'ampleur de la répression massive des manifestants", les appelant à "annoncer immédiatement le nombre des morts, des arrestations, des détentions (...) et à permettre une enquête indépendante sur les abus présumés". Son directeur-adjoint Moyen-Orient, Michael Page, a dénoncé le fait que les autorités aient jusque-là "refusé de fournir un bilan exact des morts, et menacé de mort des détenus". Des organisations de défense des droits humains y compris Amnesty International ont fait état d'au moins 140 morts et 7.000 arrestations, selon HRW. L'accès à internet est revenu ces derniers jours sauf sur les réseaux de téléphonie mobile, selon le site NetBlocks, qui surveille la liberté d'accès à internet de par le monde. Le guide suprême d'Iran, Ali Khamenei, a affirmé mercredi que son pays avait mis en échec "un complot dangereux" avec les troubles, pointant du doigt les Etats-Unis et Israël. (Belga)