Dans un communiqué commun, ils rappellent que l'avis n°3 -les conclusions des travaux du Pacte- constitue "la feuille de route permettant de mener sur la durée la réforme systémique dont notre système scolaire a grandement et urgemment besoin" et demandent en conséquence aux futurs partis au pouvoir "d'inscrire leur action de réforme de l'enseignement dans ce cadre".

Ils demandent aussi à ce que ceux-ci s'engagent à mobiliser les moyens financiers nécessaires pour mettre en oeuvre les objectifs du Pacte "dans le cadre du phasage budgétaire et temporel prévu" par la majorité sortante.

Les acteurs rappellent dans leur communiqué le caractère "systémique" de la réforme préconisée.

"Toute remise en cause d'un élément qui fait partie des équilibres du Pacte pour le court, le moyen ou le long terme revient à remettre en cause l'existence du Pacte pour un enseignement d'excellence lui-même".

Pour eux, il est dès lors "exclu" de rouvrir les discussions pour partir à la recherche de nouveaux équilibres.

Ils insistent aussi sur les "liens indissociables" qui existent entre la mise en oeuvre du Pacte et la réforme en cours de la formation initiale des enseignants "qui en constitue une condition indispensable".

Le gouvernement PS-cdH venait tout juste de trouver un accord sur le texte qui devait être soumis au Parlement d'ici l'hiver normalement.

Dans un communiqué envoyé en début soirée, la ministre de l'Education, Marie-Martine Schyns, se veut rassurante.

"Le Pacte étant le fruit d'une méthode sans précédent de co-construction entre les acteurs du monde scolaire, il est primordial que son ambition soit la plus largement partagée. (Je) ferai donc tout pour que le Pacte se poursuive dans les meilleures conditions et s'inscrive dans la durée".

Les premières mesures du Pacte, à savoir un renfort de l'aide administrative aux directions et un meilleur encadrement en maternelles seront soumises sous peu au Parlement, laisse-t-elle entendre.

Pour ce qui concerne les autres dossiers importants pour la prochaine rentrée scolaire -l'extension du cours d'éducation à la philosophie et citoyenneté (EPC) à tout le secondaire officiel notamment-, la ministre dit continuer le travail afin qu'ils soient menés à bien "dans les meilleurs délais et que cette rentrée puisse s'organiser dans la sérénité".

Réponse d'1pact asbl au CP du groupe central, auteur du Pacte d'Excellence

L'ASBL 1pact souhaite réagir au communiqué de presse des membres du groupe central du Pacte Pour un Enseignement d'Excellence relayé par divers médias ce jeudi 22 juin 2017. En raison des informations erronées et autres imprécisions que celui-ci présente, il nous semble plus que justifié d'apporter une réponse claire et honnête aux propos du groupe central à l'origine dudit Pacte.

A la lecture des extraits de ce communiqué repris dans les médias, il apparaît clairement, en effet, que "les acteurs de l'école" y représentent, en fait, "les acteurs du groupe central qui coordonnent le Pacte (les représentants des fédérations de pouvoirs organisateurs, des organisations syndicales et des fédérations d'associations de parents)". Il ne s'agit donc pas des enseignants !

C'est un reproche que l'ASBL 1pact a déjà formulé à plusieurs reprises : les enseignants ne font pas partie des acteurs, ils n'ont pas suffisamment participé à l'élaboration du pacte et ils ne lancent donc pas "un appel solennel pour sauver" celui-ci. Au contraire : ils espèrent que les "partis qui constitueront la nouvelle majorité en Fédération Wallonie-Bruxelles" leur donneront enfin l'occasion d'être entendus et écoutés ! Il nous semblait important de le préciser afin d'éviter tout amalgame.

D'autre part, il est troublant, selon nous, qu'il soit indiqué, dans différents articles parus, que "construit depuis plus de deux ans par l'ensemble des acteurs, le Pacte était un édifice fragile, tant le terrain demeurait sceptique quant à ses intentions". Le postulat selon lequel les enseignants ont bien été consultés et ont participé à la réflexion sur le pacte est donc erroné puisqu'il y a, dans la même phrase, une opposition entre "l'ensemble des acteurs" et "le terrain". Le Projet d'Avis n°3 du Groupe central mentionne, à la page 2, qu'on "ne peut réformer durablement l'école qu'avec l'adhésion de ses acteurs. Notre avis s'est construit sur la base d'un modèle de co-construction unique en son genre entre les différents acteurs du monde éducatif (ceux cités dans l'article de La Libre). Les travaux du pacte se sont nourris des analyses, débats, propositions de nombreux groupes de travail associant acteurs de terrain et experts, ainsi que de nombreuses consultations, y compris des élèves". Le terrain n'aurait-il pas dû faire partie, dès lors, de l'ensemble des acteurs ? Il semblerait que non et c'est bien le manquement que soulignent les membres de l'ASBL 1pact, composée d'enseignants, d'éducateurs, de directeurs, mais également de parents, de grands-parents, d'étudiants et, de manière plus générale, de citoyens.

Ce n'est donc pas sans raison qu'ils réclament, depuis la création de l'ASBL, en mai dernier, et déjà lors des différentes rencontres du Pacte organisées par Madame la Ministre, une réelle consultation et une vraie co-construction.

Enfin, nous tenons également à manifester notre vif mécontentement à la lecture du passage suivant : "toute remise en cause d'un élément qui fait partie des équilibres du Pacte pour le court, le moyen ou le long terme revient à remettre en cause l'existence du Pacte lui-même". Il serait dès lors "exclu", pour les membres du groupe central, de remettre à plat le texte tel qu'il est et de ré-ouvrir les discussions et ce, malgré l'ampleur de la protestation ! Or, à plusieurs reprises et devant des centaines de témoins, la Ministre Schyns a clairement affirmé, au cours de ses dernières rencontres du Pacte, que des groupes de discussion seraient mis en place dès le mois d'octobre. N'était-ce donc que poudre aux yeux ? Les enseignants, parents, élèves, ne seraient-ils que les dindons d'une vilaine farce ?

Il est dès lors impératif que ceux qui vont reprendre ce chantier d'envergure aient à coeur de recueillir l'avis des véritables acteurs de l'enseignement que sont les enseignants, les étudiants et leurs parents et qu'ils s'appuient réellement, pour cette réforme, sur leur expertise de terrain !

Dans un communiqué commun, ils rappellent que l'avis n°3 -les conclusions des travaux du Pacte- constitue "la feuille de route permettant de mener sur la durée la réforme systémique dont notre système scolaire a grandement et urgemment besoin" et demandent en conséquence aux futurs partis au pouvoir "d'inscrire leur action de réforme de l'enseignement dans ce cadre". Ils demandent aussi à ce que ceux-ci s'engagent à mobiliser les moyens financiers nécessaires pour mettre en oeuvre les objectifs du Pacte "dans le cadre du phasage budgétaire et temporel prévu" par la majorité sortante. Les acteurs rappellent dans leur communiqué le caractère "systémique" de la réforme préconisée. "Toute remise en cause d'un élément qui fait partie des équilibres du Pacte pour le court, le moyen ou le long terme revient à remettre en cause l'existence du Pacte pour un enseignement d'excellence lui-même". Pour eux, il est dès lors "exclu" de rouvrir les discussions pour partir à la recherche de nouveaux équilibres. Ils insistent aussi sur les "liens indissociables" qui existent entre la mise en oeuvre du Pacte et la réforme en cours de la formation initiale des enseignants "qui en constitue une condition indispensable". Le gouvernement PS-cdH venait tout juste de trouver un accord sur le texte qui devait être soumis au Parlement d'ici l'hiver normalement. Dans un communiqué envoyé en début soirée, la ministre de l'Education, Marie-Martine Schyns, se veut rassurante. "Le Pacte étant le fruit d'une méthode sans précédent de co-construction entre les acteurs du monde scolaire, il est primordial que son ambition soit la plus largement partagée. (Je) ferai donc tout pour que le Pacte se poursuive dans les meilleures conditions et s'inscrive dans la durée". Les premières mesures du Pacte, à savoir un renfort de l'aide administrative aux directions et un meilleur encadrement en maternelles seront soumises sous peu au Parlement, laisse-t-elle entendre. Pour ce qui concerne les autres dossiers importants pour la prochaine rentrée scolaire -l'extension du cours d'éducation à la philosophie et citoyenneté (EPC) à tout le secondaire officiel notamment-, la ministre dit continuer le travail afin qu'ils soient menés à bien "dans les meilleurs délais et que cette rentrée puisse s'organiser dans la sérénité".