Forts de leur expérience du hub humanitaire près du Parc Maximilien à Bruxelles, la Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Etrangers (CIRE), Médecins du monde, Médecins sans frontières, Vluchtelingenwerk Vlaanderen et la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés estiment qu'il existe un autre modèle de gestion des migrants en transit. Le centre d'accueil et d'orientation qu'ils appellent de leurs voeux permettrait de rencontrer les besoins de base de ces personnes par une assistance médicale et psychologique urgentes, des informations sur la procédure d'asile, le règlement de Dublin et les droits des victimes du trafic d'êtres humains. Il doit s'agir d'un centre ouvert et non fermé, estiment les associations. "La détention a des effets néfastes sur la santé et des conséquences négatives sur une intégration future", ont-elles souligné, en rappelant que la détention était un moyen ultime en vue d'une expulsion. "La détention systématique telle que proposée par le ministre de l'Intérieur en début de semaine, est une violation des droits humains et n'est pas efficace. Elle conduit au contraire à un cercle vicieux puisque, systématiquement 'chassés' en vue de leur détention, les migrants risquent de se tourner d'autant plus vers les trafiquants", ajoutent-elles. La création de ce centre permettrait en outre au gouvernement de disposer d'informations sur les migrants et les trafiquants d'êtres humains, et de procurer de la sécurité dans les quartiers où les migrants occupent l'espace public. Les associations ont déjà formulé plusieurs fois cette revendication mais le gouvernement n'y a jamais souscrit parce que, selon lui, ce centre entraînerait un appel d'air. (Belga)

Forts de leur expérience du hub humanitaire près du Parc Maximilien à Bruxelles, la Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Etrangers (CIRE), Médecins du monde, Médecins sans frontières, Vluchtelingenwerk Vlaanderen et la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés estiment qu'il existe un autre modèle de gestion des migrants en transit. Le centre d'accueil et d'orientation qu'ils appellent de leurs voeux permettrait de rencontrer les besoins de base de ces personnes par une assistance médicale et psychologique urgentes, des informations sur la procédure d'asile, le règlement de Dublin et les droits des victimes du trafic d'êtres humains. Il doit s'agir d'un centre ouvert et non fermé, estiment les associations. "La détention a des effets néfastes sur la santé et des conséquences négatives sur une intégration future", ont-elles souligné, en rappelant que la détention était un moyen ultime en vue d'une expulsion. "La détention systématique telle que proposée par le ministre de l'Intérieur en début de semaine, est une violation des droits humains et n'est pas efficace. Elle conduit au contraire à un cercle vicieux puisque, systématiquement 'chassés' en vue de leur détention, les migrants risquent de se tourner d'autant plus vers les trafiquants", ajoutent-elles. La création de ce centre permettrait en outre au gouvernement de disposer d'informations sur les migrants et les trafiquants d'êtres humains, et de procurer de la sécurité dans les quartiers où les migrants occupent l'espace public. Les associations ont déjà formulé plusieurs fois cette revendication mais le gouvernement n'y a jamais souscrit parce que, selon lui, ce centre entraînerait un appel d'air. (Belga)