Le président Emmanuel Macron devait communiquer aux Français lundi soir les premiers enseignements tirés de son "grand débat", vaste consultation de la population lancée en réponse aux "gilets jaunes" qui mènent depuis cinq mois une fronde sociale et fiscale. Il venait d'enregistrer son discours quand la nouvelle du sinistre est tombée, le coupant net dans son élan. Lundi soir, sa prise de parole, sur les lieux même du sinistre, était consacrée à la cathédrale, le discours pré-enregistré reporté sine die. Une conférence de presse, prévue mercredi, a également été annulée, le palais présidentiel de l'Elysée indiquant mardi que le chef de l'Etat s'exprimerait "en temps voulu". Le gouvernement est sur la même ligne : les ministres se concentrent sur un "plan de reconstruction" de l'emblématique cathédrale. Le Premier ministre Edouard Philippe a réuni mardi plusieurs membres du gouvernement pour préparer un tel plan. La réunion a notamment porté sur les "propositions qui vont être faites au président de la République", qui a promis lundi soir de "rebâtir tous ensemble". Le conseil des ministres de mercredi doit également être entièrement consacré à l'incendie, selon l'Elysée. L'exécutif était peu disert mardi sur les changements de calendrier. Avant le sinistre, qui a ému dans le monde entier, il avait fait monter les attentes, en assurant qu'Emmanuel Macron ferait des annonces "puissantes et concrètes". Parmi les mesures évoquées, figuraient la réindexation des petites retraites sur l'inflation, une baisse de l'impôt sur le revenu pour les classes moyennes, la suppression de certaines niches fiscales, la préservation de la présence des écoles et des hôpitaux en milieu rural jusqu'à la fin du quinquennat ou encore la suppression de l'ENA, l'école nationale d'administration qui forme les élites, souvent critiquée comme conformiste et pas assez réceptive à la diversité. Les oppositions piaffaient, s'apprêtant déjà à pourfendre des "mesurettes". L'incendie a changé la donne: dès lundi soir, l'ensemble de la classe politique communiait, à l'unisson d'Emmanuel Macron, dans "l'émotion de toute une nation". Et mardi la plupart des partis avaient décrété une suspension ou une "trêve" d'au moins 24 heures dans la campagne des européennes du 26 mai. (Belga)

Le président Emmanuel Macron devait communiquer aux Français lundi soir les premiers enseignements tirés de son "grand débat", vaste consultation de la population lancée en réponse aux "gilets jaunes" qui mènent depuis cinq mois une fronde sociale et fiscale. Il venait d'enregistrer son discours quand la nouvelle du sinistre est tombée, le coupant net dans son élan. Lundi soir, sa prise de parole, sur les lieux même du sinistre, était consacrée à la cathédrale, le discours pré-enregistré reporté sine die. Une conférence de presse, prévue mercredi, a également été annulée, le palais présidentiel de l'Elysée indiquant mardi que le chef de l'Etat s'exprimerait "en temps voulu". Le gouvernement est sur la même ligne : les ministres se concentrent sur un "plan de reconstruction" de l'emblématique cathédrale. Le Premier ministre Edouard Philippe a réuni mardi plusieurs membres du gouvernement pour préparer un tel plan. La réunion a notamment porté sur les "propositions qui vont être faites au président de la République", qui a promis lundi soir de "rebâtir tous ensemble". Le conseil des ministres de mercredi doit également être entièrement consacré à l'incendie, selon l'Elysée. L'exécutif était peu disert mardi sur les changements de calendrier. Avant le sinistre, qui a ému dans le monde entier, il avait fait monter les attentes, en assurant qu'Emmanuel Macron ferait des annonces "puissantes et concrètes". Parmi les mesures évoquées, figuraient la réindexation des petites retraites sur l'inflation, une baisse de l'impôt sur le revenu pour les classes moyennes, la suppression de certaines niches fiscales, la préservation de la présence des écoles et des hôpitaux en milieu rural jusqu'à la fin du quinquennat ou encore la suppression de l'ENA, l'école nationale d'administration qui forme les élites, souvent critiquée comme conformiste et pas assez réceptive à la diversité. Les oppositions piaffaient, s'apprêtant déjà à pourfendre des "mesurettes". L'incendie a changé la donne: dès lundi soir, l'ensemble de la classe politique communiait, à l'unisson d'Emmanuel Macron, dans "l'émotion de toute une nation". Et mardi la plupart des partis avaient décrété une suspension ou une "trêve" d'au moins 24 heures dans la campagne des européennes du 26 mai. (Belga)