"Les cyberattaques sont un grand défi dans le monde entier", poursuit le ministère. C'est pourquoi des mesures sont aussi prises avant le départ, explique le porte-parole des Affaires étrangères. "Cela fait partie de chaque mission maintenant. Nous prenons des mesures de précaution en concertation avec les services de sécurité." Les attaques ont été révélées par Geert Baudewijns de la société Secutec spécialisée dans la protection contre les hackers et qui voyageait aux côtés de la délégation en Chine. "C'était pire que prévu, mais heureusement, nous étions préparés", a-t-il expliqué. Il a ainsi enregistré 135 attaques par heure lundi après-midi. Les services de sécurité chinois sont soupçonnés d'être derrière ces attaques. L'expert souligne par ailleurs que la délégation officielle était bien préparée. Les membres de la délégation disposaient de téléphones mobiles qui seront ensuite jetés une fois en Belgique. Mais l'expert craint cependant que certaines entreprises participantes aient sous-estimé le danger. Ingrid Van Daele, la porte-parole de la Sureté de l'Etat reconnaît également que "nous avons briefé la mission au préalable, nous le faisons aussi avec d'autres." La délégation n'a par ailleurs pas été la seule à être briefée par la Sureté. Les entreprises participantes l'ont également été via les agences régionales du commerce et les fédérations d'entreprises. La Sureté a également publié sur son site internet une brochure informative permettant de protéger ses données à l'étranger comme utiliser un GSM spécifique pour la mission, poursuit la porte-parole. Cet appareil pourra ensuite être "nettoyé" ou examiné par un expert. La Sureté conseille également de ne pas utiliser les réseaux wifi, de poster des données géolocalisées sur les réseaux sociaux ou encore de recharger sa batterie à des bornes publiques... Les personnes qui auraient été piratées peuvent s'adresser à la Sureté de l'Etat ou au Centre pour la Cybersécurité. (Belga)