Les dirigeants des 27 sont rassemblés pour la première fois à Bruxelles, sous la houlette du Belge, depuis l'éclatement de la pandémie de Covid-19 sur le sol européen. Ils ont à trancher des dossiers hautement délicats, impliquant près de 2.000 milliards d'euros: le budget pluriannuel de l'UE, soit le cadre budgétaire de l'Union pour les années 2021 à 2027, et un fonds additionnel qui doit "booster" la relance économique à travers le marché unique ces prochaines années. Le sommet, qui a débuté vendredi matin, est aussi programmé pour samedi. Les dirigeants, parmi lesquels les poids lourds des discussions Emmanuel Macron et Angela Merkel, se sont octroyés une "pause" qui était censée durer jusqu'à 20h00 environ, heure du dîner, selon le porte-parole de Charles Michel. Ce n'est pas pour cela que les tractations s'interrompent: le président du Conseil européen a poursuivi avec des discussions en plus petit format. De ce qui filtre via le compte Twitter de son porte-parole, le Belge a rencontré la chancelière allemande et le président français d'une part, en compagnie de la présidente de la Commission européenne Angela Merkel, avant de s'entretenir en tête à tête avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte. Que ces interlocuteurs précis soient au centre des attentions n'est pas une surprise. France et Allemagne avaient proposé à la mi-mai un fonds de relance financé par un emprunt commun, une suggestion qui a grandement inspiré l'instrument "Next generation EU" mis sur la table par la Commission et repris par Charles Michel comme base de négociation. Il s'agit du "fonds de relance" à 750 milliards d'euros, à partager entre prêts aux Etats et subventions (dons). Angela Merkel et Emmanuel Macron sont entre-temps devenus les chantres de la nécessité d'un tel endettement commun et d'une part substantielle de dons au bénéfice des pays du Sud, pour éviter un marché unique en déséquilibre. Mark Rutte quant à lui est depuis des mois un des porte-paroles des "frugaux" ou "pingres", les quelques pays qui préfèrent les prêts, dans le cadre de la relance, et qui veulent maintenir un budget global limité, avec également des contributions nationales limitées. En février, l'attitude provocatrice et inflexible de Mark Rutte était devenue un des symboles de l'échec des négociations sur le budget pluriannuel de l'UE. Une des demandes du Néerlandais en préparation du sommet, qui fait froncer pas mal de sourcils, est celle de devoir passer par l'unanimité au Conseil (Etats membres) pour octroyer des fonds de relance aux différents Etats, sur base des plans de réforme et d'investissement que chacun d'eux devra déposer. Les Pays-Bas auraient dans ce cas de facto un droit de véto. Selon Politico, Charles Michel aurait proposé, pour tenter de concilier les avis, d'opter dans ce système de subventions de relance pour un "frein d'urgence". En gros, il s'agirait d'un système via lequel un pays membre pourrait demander à ce que l'on débatte au Conseil des plans présentés par un autre Etat. (Belga)

Les dirigeants des 27 sont rassemblés pour la première fois à Bruxelles, sous la houlette du Belge, depuis l'éclatement de la pandémie de Covid-19 sur le sol européen. Ils ont à trancher des dossiers hautement délicats, impliquant près de 2.000 milliards d'euros: le budget pluriannuel de l'UE, soit le cadre budgétaire de l'Union pour les années 2021 à 2027, et un fonds additionnel qui doit "booster" la relance économique à travers le marché unique ces prochaines années. Le sommet, qui a débuté vendredi matin, est aussi programmé pour samedi. Les dirigeants, parmi lesquels les poids lourds des discussions Emmanuel Macron et Angela Merkel, se sont octroyés une "pause" qui était censée durer jusqu'à 20h00 environ, heure du dîner, selon le porte-parole de Charles Michel. Ce n'est pas pour cela que les tractations s'interrompent: le président du Conseil européen a poursuivi avec des discussions en plus petit format. De ce qui filtre via le compte Twitter de son porte-parole, le Belge a rencontré la chancelière allemande et le président français d'une part, en compagnie de la présidente de la Commission européenne Angela Merkel, avant de s'entretenir en tête à tête avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte. Que ces interlocuteurs précis soient au centre des attentions n'est pas une surprise. France et Allemagne avaient proposé à la mi-mai un fonds de relance financé par un emprunt commun, une suggestion qui a grandement inspiré l'instrument "Next generation EU" mis sur la table par la Commission et repris par Charles Michel comme base de négociation. Il s'agit du "fonds de relance" à 750 milliards d'euros, à partager entre prêts aux Etats et subventions (dons). Angela Merkel et Emmanuel Macron sont entre-temps devenus les chantres de la nécessité d'un tel endettement commun et d'une part substantielle de dons au bénéfice des pays du Sud, pour éviter un marché unique en déséquilibre. Mark Rutte quant à lui est depuis des mois un des porte-paroles des "frugaux" ou "pingres", les quelques pays qui préfèrent les prêts, dans le cadre de la relance, et qui veulent maintenir un budget global limité, avec également des contributions nationales limitées. En février, l'attitude provocatrice et inflexible de Mark Rutte était devenue un des symboles de l'échec des négociations sur le budget pluriannuel de l'UE. Une des demandes du Néerlandais en préparation du sommet, qui fait froncer pas mal de sourcils, est celle de devoir passer par l'unanimité au Conseil (Etats membres) pour octroyer des fonds de relance aux différents Etats, sur base des plans de réforme et d'investissement que chacun d'eux devra déposer. Les Pays-Bas auraient dans ce cas de facto un droit de véto. Selon Politico, Charles Michel aurait proposé, pour tenter de concilier les avis, d'opter dans ce système de subventions de relance pour un "frein d'urgence". En gros, il s'agirait d'un système via lequel un pays membre pourrait demander à ce que l'on débatte au Conseil des plans présentés par un autre Etat. (Belga)