A leur arrivée, plusieurs participants au sommet avaient répété les éléments qui constituent les trois principales pierres d'achoppement dans les négociations avec Londres: le "level playing field", soit les conditions d'une concurrence équitable entre entreprises britanniques et européennes, la gouvernance (un mécanisme commun de règlement des désaccords) et la pêche. Ce dernier élément a même été le premier dossier évoqué par Emmanuel Macron au sujet des négociations post-Brexit à son arrivée au bâtiment Europa: "en aucun cas nos pêcheurs ne sauraient être les sacrifiés de ce Brexit. Ils n'ont pas choisi le Brexit, c'est le choix du peuple britannique", a lancé le président français face aux caméras. La France veut à tout prix maintenir un accès pré-établi des pêcheurs du continent aux eaux britanniques, riches en poissons. La "procédure de divorce" se termine le 31 décembre, comme l'a formulé le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel. Si la pêche en eaux britanniques ne concerne a priori qu'une poignée d'États de l'UE (dont la Belgique), il importe de montrer que les 27 restent unis, "c'est notre force", a clarifié ce dernier. Le Premier ministre du Royaume-Uni Boris Johnson avait estimé que le 15 octobre était le dernier délai pour obtenir un vaste accord avec l'UE, censé régler les relations entre les deux parties à partir de janvier 2021, quand le Royaume-Uni quittera l'union douanière et le marché unique. L'accord doit en effet être formalisé et ratifié avant d'entrer concrètement en vigueur, une procédure qui prend du temps. Mercredi soir, après un entretien par vidéoconférence avec Charles Michel et Ursula von der Leyen, Boris Johnson avait indiqué qu'il déciderait de la suite en fonction de l'issue du sommet européen. L'Europe garde quant à elle sa ligne de conduite: elle veut un accord, mais pas à n'importe quel prix. Le Conseil note jeudi dans ses conclusions, "avec inquiétude", que les progrès des négociations sur des points importants ne sont "pas encore suffisants". Il "appelle" aussi le Royaume-Uni à "faire les gestes nécessaires pour rendre un accord possible". Finalement, le Conseil reconnait la possibilité d'un "no deal". Les États et institutions sont ainsi appelés à "accentuer leur travail de préparation à toutes les issues possibles", et la Commission devrait envisager à temps des "mesures d'urgence temporaires" dans l'intérêt de l'Union. (Belga)

A leur arrivée, plusieurs participants au sommet avaient répété les éléments qui constituent les trois principales pierres d'achoppement dans les négociations avec Londres: le "level playing field", soit les conditions d'une concurrence équitable entre entreprises britanniques et européennes, la gouvernance (un mécanisme commun de règlement des désaccords) et la pêche. Ce dernier élément a même été le premier dossier évoqué par Emmanuel Macron au sujet des négociations post-Brexit à son arrivée au bâtiment Europa: "en aucun cas nos pêcheurs ne sauraient être les sacrifiés de ce Brexit. Ils n'ont pas choisi le Brexit, c'est le choix du peuple britannique", a lancé le président français face aux caméras. La France veut à tout prix maintenir un accès pré-établi des pêcheurs du continent aux eaux britanniques, riches en poissons. La "procédure de divorce" se termine le 31 décembre, comme l'a formulé le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel. Si la pêche en eaux britanniques ne concerne a priori qu'une poignée d'États de l'UE (dont la Belgique), il importe de montrer que les 27 restent unis, "c'est notre force", a clarifié ce dernier. Le Premier ministre du Royaume-Uni Boris Johnson avait estimé que le 15 octobre était le dernier délai pour obtenir un vaste accord avec l'UE, censé régler les relations entre les deux parties à partir de janvier 2021, quand le Royaume-Uni quittera l'union douanière et le marché unique. L'accord doit en effet être formalisé et ratifié avant d'entrer concrètement en vigueur, une procédure qui prend du temps. Mercredi soir, après un entretien par vidéoconférence avec Charles Michel et Ursula von der Leyen, Boris Johnson avait indiqué qu'il déciderait de la suite en fonction de l'issue du sommet européen. L'Europe garde quant à elle sa ligne de conduite: elle veut un accord, mais pas à n'importe quel prix. Le Conseil note jeudi dans ses conclusions, "avec inquiétude", que les progrès des négociations sur des points importants ne sont "pas encore suffisants". Il "appelle" aussi le Royaume-Uni à "faire les gestes nécessaires pour rendre un accord possible". Finalement, le Conseil reconnait la possibilité d'un "no deal". Les États et institutions sont ainsi appelés à "accentuer leur travail de préparation à toutes les issues possibles", et la Commission devrait envisager à temps des "mesures d'urgence temporaires" dans l'intérêt de l'Union. (Belga)