T-shirt noir brodé de l'inscription "WorldSkills Kazan 2019", pantalon noir et basket rouges et blanches, les deux filles et 14 garçons se sont d'abord prêtés au jeu des photographes sous un soleil généreux et dans une bonne humeur teintée de nervosité. Sur les 827 inscrits en décembre 2018, ils ne sont plus que 16 compétiteurs dans des disciplines aussi variées que l'aménagement de parcs et jardins, la maçonnerie, la technologie automobile ou encore la pâtisserie, métier qui fait son entrée au Mondial 2019. "Dans ce type de compétition, on mesure notre économie de demain", assure le président sortant des WorldSkills Belgium, Louis Amory. "C'est non seulement un coup de boost pour la carrière de nos jeunes mais également un véritable vivier pour les professionnels", embraie le directeur des WorldSkills Belgium, Francis Hourant. Parmi les demandeurs d'emploi wallons, 65.000 jeunes ne sont pas formés à un métier, souligne le ministre Pierre-Yves Jeholet. "Nous avons besoin de ces métiers techniques et technologiques, pour l'épanouissement des jeunes et pour que nos entreprises restent compétitives. Il s'agit de métiers qui ont énormément évolué: il faut que les jeunes et leurs parents le sachent." Véritable vitrine de nombreux jobs en pénurie, le championnat est préparé avec soin. L'équipe belge est encadrée par 14 experts dans leur domaine et deux "team leaders" chargés d'insuffler une cohésion au groupe, composé de 12 francophones et quatre néerlandophones. Certains ont également bénéficié de stages à l'étranger, à l'image d'Antoine Maréchal (technologie automobile) et d'Yves Van Bogaert (soudage) au Portugal lors de la présentation à la presse. (Belga)