Son Parti démocratique obtient la majorité absolue à l'Assemblée nationale pour la première fois en 12 ans, au terme d'un scrutin marqué, malgré la menace du nouveau coronavirus, par une participation record (66,2%), la plus forte pour des législatives depuis 28 ans. Avant même les résultats complets, le Parti démocratique totalise 163 sièges sur les 300 de l'Assemblée nationale. Sans compter les 17 sièges obtenus par un petit parti allié. C'est un singulier retournement de fortune pour le chef de l'Etat élu en 2017 dans la foulée du scandale qui avait précipité la destitution et l'incarcération de Park Geun-hye. Il y a quelques mois, il était malmené par des affaires d'abus de pouvoir et une croissance économique atone, tout en essuyant des critiques pour le fiasco de ses ouvertures diplomatiques vers Pyongyang. Mais toutes ces considérations auront été balayées par le contexte sanitaire et l'évaluation très positive de sa gestion de la crise sanitaire. Les législatives se sont muées en un référendum sur la réponse du président Moon à l'épidémie, qui est citée en exemple dans le monde entier, au moment où la Corée du Sud exporte des tests vers une vingtaine de pays. La Corée du Sud était fin février le deuxième plus important foyer de contamination au monde après la Chine. Mais elle est parvenue à inverser la tendance grâce à une stratégie de dépistage massif et d'investigation poussée sur les personnes entrées en contact avec les malades. Mercredi, Séoul a pour la septième journée d'affilée annoncé un bilan quotidien inférieur à 40 nouvelles contaminations (27 cas sur 24 heures). Au total, 11.000 personnes ont été infectées en Corée du Sud, dont 225 sont mortes. (Belga)

Son Parti démocratique obtient la majorité absolue à l'Assemblée nationale pour la première fois en 12 ans, au terme d'un scrutin marqué, malgré la menace du nouveau coronavirus, par une participation record (66,2%), la plus forte pour des législatives depuis 28 ans. Avant même les résultats complets, le Parti démocratique totalise 163 sièges sur les 300 de l'Assemblée nationale. Sans compter les 17 sièges obtenus par un petit parti allié. C'est un singulier retournement de fortune pour le chef de l'Etat élu en 2017 dans la foulée du scandale qui avait précipité la destitution et l'incarcération de Park Geun-hye. Il y a quelques mois, il était malmené par des affaires d'abus de pouvoir et une croissance économique atone, tout en essuyant des critiques pour le fiasco de ses ouvertures diplomatiques vers Pyongyang. Mais toutes ces considérations auront été balayées par le contexte sanitaire et l'évaluation très positive de sa gestion de la crise sanitaire. Les législatives se sont muées en un référendum sur la réponse du président Moon à l'épidémie, qui est citée en exemple dans le monde entier, au moment où la Corée du Sud exporte des tests vers une vingtaine de pays. La Corée du Sud était fin février le deuxième plus important foyer de contamination au monde après la Chine. Mais elle est parvenue à inverser la tendance grâce à une stratégie de dépistage massif et d'investigation poussée sur les personnes entrées en contact avec les malades. Mercredi, Séoul a pour la septième journée d'affilée annoncé un bilan quotidien inférieur à 40 nouvelles contaminations (27 cas sur 24 heures). Au total, 11.000 personnes ont été infectées en Corée du Sud, dont 225 sont mortes. (Belga)