Les socialistes du PSB, héritiers des communistes d'avant la chute du Rideau de fer, espèrent profiter de l'élan qui a porté à la présidence de la République, en novembre 2016, leur candidat, l'ancien chef de l'armée de l'air Roumen Radev. Une politique ouvertement pro-russe est attendue de ce parti, sa présidente Kornelia Ninova étant favorable à une levée des sanctions imposées par l'UE à la Russie et à une coopération renforcée avec Moscou. Tout en prônant des rapports "pragmatiques" avec Moscou, notamment dans la conduite de grands projets énergétiques communs, le conservateur Boïko Borissov, du parti Gerb, défend quant à lui un alignement fidèle sur les positions de l'UE et l'Otan. Ancien garde du corps devenu chef de la police puis maire de Sofia, Boïko Borissov est le seul dirigeant bulgare, depuis la chute du communisme, à avoir conquis deux mandats de Premier ministre, qui se sont achevés par deux démissions. La dernière en date, en novembre, a fait suite à l'échec cuisant de sa candidate à l'élection présidentielle. La lassitude des électeurs de ce pays de 7,4 millions d'habitants, le plus pauvre de l'UE, à l'égard du chef des conservateurs pourrait jouer en faveur des socialistes, de même qu'un faible taux de participation, notent les analystes, selon lesquels l'électorat du PSB se mobilise davantage. Un minimum de 4% des voix est nécessaire pour entrer au Parlement dans ce scrutin proportionnel à un tour, qui se caractérise par une fragmentation de l'offre politique. Parmi toutes les formations en lice pour les 240 postes de députés, une coalition de partis nationalistes pourrait se hisser à la troisième place et fixer ses conditions au vainqueur. L'élection sera aussi un test pour les deux partis de l'importante minorité musulmane de Bulgarie, environ 700.000 personnes essentiellement turcophones: leur formation traditionnelle, le MDL, troisième du parlement sortant, s'affiche contre la politique du président turc Recep Tayyip Erdogan, tandis qu'un nouveau parti, Dost, est soutenu par Ankara mais ne devrait pas entrer au parlement. (Belga)

Les socialistes du PSB, héritiers des communistes d'avant la chute du Rideau de fer, espèrent profiter de l'élan qui a porté à la présidence de la République, en novembre 2016, leur candidat, l'ancien chef de l'armée de l'air Roumen Radev. Une politique ouvertement pro-russe est attendue de ce parti, sa présidente Kornelia Ninova étant favorable à une levée des sanctions imposées par l'UE à la Russie et à une coopération renforcée avec Moscou. Tout en prônant des rapports "pragmatiques" avec Moscou, notamment dans la conduite de grands projets énergétiques communs, le conservateur Boïko Borissov, du parti Gerb, défend quant à lui un alignement fidèle sur les positions de l'UE et l'Otan. Ancien garde du corps devenu chef de la police puis maire de Sofia, Boïko Borissov est le seul dirigeant bulgare, depuis la chute du communisme, à avoir conquis deux mandats de Premier ministre, qui se sont achevés par deux démissions. La dernière en date, en novembre, a fait suite à l'échec cuisant de sa candidate à l'élection présidentielle. La lassitude des électeurs de ce pays de 7,4 millions d'habitants, le plus pauvre de l'UE, à l'égard du chef des conservateurs pourrait jouer en faveur des socialistes, de même qu'un faible taux de participation, notent les analystes, selon lesquels l'électorat du PSB se mobilise davantage. Un minimum de 4% des voix est nécessaire pour entrer au Parlement dans ce scrutin proportionnel à un tour, qui se caractérise par une fragmentation de l'offre politique. Parmi toutes les formations en lice pour les 240 postes de députés, une coalition de partis nationalistes pourrait se hisser à la troisième place et fixer ses conditions au vainqueur. L'élection sera aussi un test pour les deux partis de l'importante minorité musulmane de Bulgarie, environ 700.000 personnes essentiellement turcophones: leur formation traditionnelle, le MDL, troisième du parlement sortant, s'affiche contre la politique du président turc Recep Tayyip Erdogan, tandis qu'un nouveau parti, Dost, est soutenu par Ankara mais ne devrait pas entrer au parlement. (Belga)