Deux heures plus tôt, une action avait lieu devant le cabinet du ministre menée par des associations qui combattent un projet de loi en préparation qui vise à la fois à inscrire le consentement comme principe de base dans les définitions des infractions sexuelles et décriminalise la prostitution. Elles estiment que le texte légalise en fait le proxénétisme et regrettent de ne pas avoir été consultées. Préparé par le ministre Open Vld et la secrétaire d'Etat à l'Egalité des genres, Sarah Schlitz (Ecolo), approuvé en première lecture le 2 avril, le texte est actuellement à l'examen au sein du gouvernement avant un passage en deuxième lecture. Des associations d'accueil de victimes de traite des êtres humains ont été consultées de même que le syndicat des travailleurs du sexe. Le projet cherche à sortir la prostitution de la "zone grise" dans laquelle il se trouve actuellement en Belgique. "Les personnes qui exercent cette activité ne sont pas des criminelles. Il importe de créer un cadre dans lequel ces activités peuvent se dérouler de façon plus sûre et plus transparente. Associer l'autorisation de la prostitution et la traite des êtres humains est un raccourci auquel je ne peux souscrire. Les situations rencontrées dans la prostitution sont très diverses et on ne peut catégoriser les choses de façon aussi simpliste. Mais il est clair que la traite des êtres humains à des fins sexuelles doit être combattue", a déclaré le ministre en réponse à une question de Séverine de Laveleye (Ecolo-Groen). La semaine passée, il avait été interrogé sur le même sujet par Sophie Rohonyi (DéFI) et Ben Segers (Vooruit). Le proxénétisme reste puni, a assuré le ministre qui a contesté le fait que seul le critère d'un profit anormal serait retenu. La députée écologiste espère que des auditions pourront être organisées au parlement sur la question dès lors que le texte du gouvernement sera prêt. "Je sais que le travail que vous faites est ardu", a souligné Mme de Laveleye. "On ne doit pas s'aligner sur une vision morale de la prostitution mais des experts du terrain nous disent que la légalisation crée un appel d'air pour le trafic d'êtres humains". (Belga)

Deux heures plus tôt, une action avait lieu devant le cabinet du ministre menée par des associations qui combattent un projet de loi en préparation qui vise à la fois à inscrire le consentement comme principe de base dans les définitions des infractions sexuelles et décriminalise la prostitution. Elles estiment que le texte légalise en fait le proxénétisme et regrettent de ne pas avoir été consultées. Préparé par le ministre Open Vld et la secrétaire d'Etat à l'Egalité des genres, Sarah Schlitz (Ecolo), approuvé en première lecture le 2 avril, le texte est actuellement à l'examen au sein du gouvernement avant un passage en deuxième lecture. Des associations d'accueil de victimes de traite des êtres humains ont été consultées de même que le syndicat des travailleurs du sexe. Le projet cherche à sortir la prostitution de la "zone grise" dans laquelle il se trouve actuellement en Belgique. "Les personnes qui exercent cette activité ne sont pas des criminelles. Il importe de créer un cadre dans lequel ces activités peuvent se dérouler de façon plus sûre et plus transparente. Associer l'autorisation de la prostitution et la traite des êtres humains est un raccourci auquel je ne peux souscrire. Les situations rencontrées dans la prostitution sont très diverses et on ne peut catégoriser les choses de façon aussi simpliste. Mais il est clair que la traite des êtres humains à des fins sexuelles doit être combattue", a déclaré le ministre en réponse à une question de Séverine de Laveleye (Ecolo-Groen). La semaine passée, il avait été interrogé sur le même sujet par Sophie Rohonyi (DéFI) et Ben Segers (Vooruit). Le proxénétisme reste puni, a assuré le ministre qui a contesté le fait que seul le critère d'un profit anormal serait retenu. La députée écologiste espère que des auditions pourront être organisées au parlement sur la question dès lors que le texte du gouvernement sera prêt. "Je sais que le travail que vous faites est ardu", a souligné Mme de Laveleye. "On ne doit pas s'aligner sur une vision morale de la prostitution mais des experts du terrain nous disent que la légalisation crée un appel d'air pour le trafic d'êtres humains". (Belga)