En cause, le vote à l'unanimité par le parlement francophone, le 13 juin dernier, d'une résolution "demandant au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) de concerter (sic) le gouvernement fédéral afin de s'assurer de sa volonté claire d'engagement (...) à prendre en charge en collaboration avec la FWB sa part dans l'...

En cause, le vote à l'unanimité par le parlement francophone, le 13 juin dernier, d'une résolution "demandant au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) de concerter (sic) le gouvernement fédéral afin de s'assurer de sa volonté claire d'engagement (...) à prendre en charge en collaboration avec la FWB sa part dans l'organisation du Sommet de la Francophonie, (qui pourrait se tenir à Bruxelles, en 2022, ndlr) en tenant compte des capacités financières de chaque entité."Il faut savoir que la Belgique est représentée dans l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) par le gouvernement fédéral et le gouvernement de la Communauté française, ce dernier assumant seul les coûts d'adhésion et les contributions à l'OIF. Colère multiple de la députée : 1) Cette résolution est une "curiosité du droit constitutionnel". En effet, c'est la CF, et non la FWB, qui est inscrite dans la Constitution. 2) La CF "ne peut proposer, sans l'accord explicite de celle-ci" la candidature d'une autre entité fédérée : la Région de Bruxelles-Capitale. 3) Bruxelles est gérée "sur la base de la parité linguistique", alors que la CF souhaite, par cette initiative, vanter "la visibilité significative de Bruxelles en tant que ville francophone, par ailleurs cosmopolite et multiculturelle". 4) "Au cas où la Belgique francophone souhaite organiser un tel sommet, conclut Veerle Wouters, son coût doit être assumé par les entités fédérées francophones : la Région wallonne, la Communauté française et la Cocof (l'institution représentative des Bruxellois francophones). La Région de Bruxelles-Capitale et le gouvernement fédéral ne sont pas concernés."M.LA.