En 2018, notre pays était le plus gros importateur de bois tropical avec 339.000 tonnes sur les 1.258.000 qui ont franchi les frontières de l'Union européenne cette année-là, devant la France (215.000) et les Pays-Bas (189.000), ressort-il d'une étude conjointe menée notamment par le Forum mondial du bois (GTF) et la fondation néerlandaise de promotion pour la gestion de forêts durables Probos. La Belgique est actuellement dotée de deux laboratoires pour identifier les essences de bois: l'un au sein des douanes, l'autre au Musée royal d'Afrique centrale (MRAC). Ce dernier "a été sollicité seulement 16 fois l'année passée, malgré les grandes quantités de bois importées en Belgique", pointe le WWF. "À l'heure actuelle, il n'est pas possible d'analyser l'origine du bois ni la composition de produits transformés comme les panneaux OSB. Les échantillons doivent être envoyés à l'étranger", poursuit le Fonds mondial pour la nature. Or, malgré le "Règlement Bois" européen (RBUE) qui régit l'importation de cette matière et de ses produits dérivés au sein de l'Union, "certaines enseignes vendent des produits dont elles ne connaissent ni la composition, ni l'origine, et ne peuvent donc pas savoir si elles ont écarté le bois illégal du marché européen". Centraliser les tests pour la détection de bois illégal au sein d'un centre d'expertise "permettrait à la Belgique d'être plus autonome et les contrôles seraient plus efficaces et mieux coordonnés", souligne le WWF. Notamment via l'accord sectoriel pour du bois certifié durable 2019-2024, le gouvernement fédéral s'est engagé à renforcer les moyens pour détecter et lutter contre ce commerce illégal. "Nous attendons du gouvernement qu'il tienne son engagement pour développer des techniques d'analyse performantes", rappelle le WWF. Le Fonds estime à plus de 4,5 millions le nombre d'hectares de forêts dans le monde fournissant du bois aux produits importés en Belgique. Veiller à un commerce responsable de bois, c'est notre levier pour garantir que ces forêts sont gérées durablement, conclut-il. (Belga)

En 2018, notre pays était le plus gros importateur de bois tropical avec 339.000 tonnes sur les 1.258.000 qui ont franchi les frontières de l'Union européenne cette année-là, devant la France (215.000) et les Pays-Bas (189.000), ressort-il d'une étude conjointe menée notamment par le Forum mondial du bois (GTF) et la fondation néerlandaise de promotion pour la gestion de forêts durables Probos. La Belgique est actuellement dotée de deux laboratoires pour identifier les essences de bois: l'un au sein des douanes, l'autre au Musée royal d'Afrique centrale (MRAC). Ce dernier "a été sollicité seulement 16 fois l'année passée, malgré les grandes quantités de bois importées en Belgique", pointe le WWF. "À l'heure actuelle, il n'est pas possible d'analyser l'origine du bois ni la composition de produits transformés comme les panneaux OSB. Les échantillons doivent être envoyés à l'étranger", poursuit le Fonds mondial pour la nature. Or, malgré le "Règlement Bois" européen (RBUE) qui régit l'importation de cette matière et de ses produits dérivés au sein de l'Union, "certaines enseignes vendent des produits dont elles ne connaissent ni la composition, ni l'origine, et ne peuvent donc pas savoir si elles ont écarté le bois illégal du marché européen". Centraliser les tests pour la détection de bois illégal au sein d'un centre d'expertise "permettrait à la Belgique d'être plus autonome et les contrôles seraient plus efficaces et mieux coordonnés", souligne le WWF. Notamment via l'accord sectoriel pour du bois certifié durable 2019-2024, le gouvernement fédéral s'est engagé à renforcer les moyens pour détecter et lutter contre ce commerce illégal. "Nous attendons du gouvernement qu'il tienne son engagement pour développer des techniques d'analyse performantes", rappelle le WWF. Le Fonds estime à plus de 4,5 millions le nombre d'hectares de forêts dans le monde fournissant du bois aux produits importés en Belgique. Veiller à un commerce responsable de bois, c'est notre levier pour garantir que ces forêts sont gérées durablement, conclut-il. (Belga)