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C'est un coin de hellhole que Donald Trump débiterait bien en hashtag aux épices de haine. Le regard multicolore de Barack Obama, dont un grand portrait pend du plafond, vous y accueille, et un buste de Thomas Sankara vous côtoie, si vous choisissez de vous poser au coin de la cuisine, côté rue du Congrès. Il doit bien aussi y avoir quelque part un portrait de Che Guevara. Son patron, Jean-Louis, ouvrier automobile jusqu'à la délocalisation en Tchéquie, basketteur éternel, candidat écologiste aux régionales de 2004, sempiternelle chemise à carreaux ouverte sur un pendentif africaniste, aurait bien tourné dans un clip de Jimmy Cliff. Chaque 21 juillet, il organise là une jam nationale. On y danse sur du reggae et on y mange des grillades à la sauce de là-bas. Dans son restaurant, pas baptisé par hasard De Bruxelles et d'ailleurs, on cuisine tout ce qui peut se mélanger, on mélange tout ce qui peut se cuisiner. Gauthier l'ondulant vous le sert dans un joyeux youpie. On conseille le boeuf teriyaki. Mais sur TripAdvisor, un commentateur inconnu affirme, lui, que la salade César y est la meilleure de Bruxelles. Une rumeur qui ne fait pas rire Jean-Louis. Cette sublime gargote, si bruxelloise car tellement d'ailleurs, niche place de la Liberté, entre le Parlement fédéral et Madou. Et c'est cette ode sociale et culinaire au métissage - parfois, Jean-Louis se demande s'il ne passerait pas en asbl, et on l'y encouragerait bien - que Theo Francken, depuis son élection comme député fédéral en 2010, s'est choisie comme cantine. Tapez " rue du Congrès " sur Google Street View et vous le verrez, régnant en terrasse sur une large tablée, tandis que Jean-Louis attend une énième commande. La scène a été captée par la multinationale de Mountain View en juillet 2014. Il paraît que le futur secrétaire d'Etat et plusieurs de ses proches venaient fêter le triomphe électoral du 25 mai, et la bonne avancée des négociations fédérales. Et il paraît que, comme des vulgaires carolos, ils s'y sont assis à midi et ne s'en sont relevés qu'à la nuit tombée, non sans avoir gravement entamé les réserves de vin et de rhum de Jean-Louis. On dit même qu'il a dû plusieurs fois s'éclipser, histoire de piquer une pointe jusqu'au Carrefour de Madou pour y emporter un flacon ou deux.A la N-VA, il y a donc Bart De Wever, l'historien, qui se berce des conquêtes de César et de ses couronnes de lauriers. Et il y a Theo Francken, le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration qui, son César, le voit plutôt sauçant une salade iceberg et des aiguillettes de poulet. C'est là toute la différence, entre le président actuel du plus grand parti de Belgique et son successeur annoncé, dont la popularité croît continûment dans les trois Régions du pays. Obsédés l'un comme l'autre de ces questions identitaires qui agitent la Flandre depuis qu'elle est consciente d'elle-même, le premier évite ses semblables, surtout lorsqu'ils sont bruxellois, tandis que le second s'intègre à son biotope, quel qu'il soit, faisant communauté coûte que coûte. En réfugié exemplaire. C'est ainsi que, dès son arrivée au Parlement fédéral en 2010, après un début de carrière passé au cabinet de l'alors ministre flamand Geert Bourgeois, Theo Francken intègre une confrérie informelle du quartier, de ces coteries qui, pour seul examen d'entrée, réclament de savoir traînailler, après la plénière du jeudi, autour d'une pils au Treurenberg, un caberdouche comme avant, entre la cloche du Parlement et l'appel de l'IC, gare Centrale. Alors que son président de parti, après son hebdomadaire touch and go du jeudi, regagne fissa ses quartiers anversois, Theo Francken, lui, s'attarde avec sa gentille petite bande à la composition fluctuante. Elle compte autant de Wallons que de Flamands, autant de libéraux que de socialistes, autant de femmes que d'hommes, autant de journalistes que de politiques. Chacun se présente tel qu'il est, chacun s'intègre à chacun et chaque passant est le bienvenu. Parfois, la neuvaine s'entame, ou se termine, dans le vaste bureau de Jacqueline Galant, à la questure. En cheffe de bande, la Jurbisienne qualifiera un jour Theo Francken de " convivial ". La qualification scandalisa. Elle n'était que vraie : Theo Francken est un animal social et, paraît-il, un joyeux drille, dont l'humour rustaud et les manières sorties d'un chapiteau de Jeunesse agricole peuvent amuser, même au-delà de la Hesbaye brabançonne. Mais si ce diplômé en sciences de l'éducation qui n'a jamais travaillé ailleurs qu'en politique se targue de s'amuser partout et avec beaucoup, s'il s'intègre à toute communauté, émanât-elle du Parlement déprécié d'un pays honni, c'est que Theo Francken veut incarner un idéal. Cet idéal communautaire qui a pour vaisseau la Flandre, pour horizon son indépendance, et pour capitaine un grand mec au crâne rasé et à la droite castarde. Il lui arrive donc de manger métissé. Il lui arrive de ne pas seulement rire de la gauche mais aussi avec elle. Mais il n'empêche. Theo Francken est un politique professionnel, obnubilé par sa cause, et architecte de la carrière censée la porter. C'est à travers le nationalisme flamand et ses droitières associations étudiantes qu'il vient à la N-VA, pas par tradition familiale, contrairement à l'aristocratie des fondateurs du parti. Les De Wever, les Bourgeois, les Peumans, eux, se prévalent d'une ascendance nationaliste. Ils ancrent leur combat dans la gloire d'un aïeul brimé par la hautaine Belgique. Fils d'un médecin catholique et d'une châtelaine d'Angoulême, garçon de bonne famille, il donne une tournure plus tactique à un romantisme nationaliste qui, pour moins génétique, n'en reste pas moins aussi ardent. Davantage qu'eux encore, il sait que l'indépendantisme intégral est un repoussoir. Alors, devenu parlementaire, il engage de biais son combat idéologique. Méthodiquement et avec fracas, il frappe deux coins que la Belgique flamande, si anxieuse quant à elle-même, est si dispose à se faire enfoncer : la résistance à une immigration dissolvante, et la dénonciation des abus d'une famille parasitaire, celle des Saxe-Cobourg-Gotha. Il s'impose en incontournable des deux sujets, qui font les gros titres de la presse flamande. Et c'est armé de ces deux lances qu'il ferraille même, en commission de la Défense nationale, où il n'enquiquine pas le ministre De Crem que sur l'indice de masse corporelle des militaires - la soldatesque adipeuse lui offrant une de ses premières grandes expositions médiatiques -, mais aussi sur les coûts de la sécurisation du yacht Alpa d'Albert II ou sur la possibilité de transformer une caserne en centre d'accueil pour réfugiés. Il fait le job dans ce domaine. Mais il se démultiplie dans les deux autres, qu'il croise avec délectation. Par exemple, lorsqu'il demande au Premier ministre Di Rupo combien la Donation royale dépense pour accueillir quatre migrants au château de Ciergnon. " Le CPAS de Houyet paie les charges des logements ", répond le Montois. " Je pense pouvoir conclure que le roi gagne de l'argent en hébergeant ces demandeurs d'asile [...]. Dans les dizaines de bâtiments vides qu'il possède, il ne trouve cependant pas plus de quatre places pour des demandeurs d'asile, et le CPAS doit en plus payer un loyer à la Donation royale. Je suis écoeuré ", fait semblant de ne pas triompher Theo Francken. L'incident est clos, dit-on au Parlement. Il fera néanmoins, lui comme tant d'autres, les gros titres des journaux, et la popularité du jeune député. Autant de gagné pour lui, autant de perdu pour le royaume de Belgique. Tout profit donc pour la Flandre. Ce que la nation en marche peut tirer de la débordante activité de son champion chauve, sur le terrain migratoire, est plus indirect, mais plus profond. Il s'agit de sa propre identité, celle qui cimente la communauté nationale. Brandir une identité flamande serait difficile, et peu populaire. Contrer le risque de sa dilution, pas. La nation flamande commencera par s'opposer à un danger extérieur. On verra plus tard quand elle pourra s'affirmer, consciente d'elle-même : puisque la Belgique est ce pays sans frontières mis à nu par les inlassables dénonciations de Theo Francken (België. Land zonder grens est d'ailleurs le titre du livre qu'il cosigne, en septembre 2011, avec sa camarade Sarah Smeyers), la Flandre pourrait s'imposer en refuge identitaire. En attendant, donc, il faut dénoncer. Et Theo Francken dénonce dur. Au Parlement, il arrose, il noie, même, les ministres du gouvernement Di Rupo de centaines de questions sur l'asile et l'accueil, sur les étrangers dans les prisons, les étrangers dans les trains, les étrangers dans les centres d'accueil, les centres de santé et les centres-villes, les étrangers au chômage et au travail, les étrangers à l'école et en vacances, les étrangers mariés et les étrangers divorcés, leurs revenus et leurs night-shops, leur domicile et leurs snacks à pitas. Autant de sujets qui le posent en défenseur de ceux qui ne se sentent plus chez eux, et qui sont nombreux sur les réseaux sociaux comme dans le lectorat des quotidiens populaires tout autant que devant leur télévision ou dans l'isoloir. Sa notoriété, dès lors, explose. Theo Francken avance, petit pas trop loin après petit pas trop loin, sur un champ de bataille idéologique et médiatique qu'il veut traverser en César, fût-ce en racontant des salades. En passant, il règle un compte avec lui-même aux élections communales de 2012. Le scrutin de 2006, le premier où il concourut comme tête de liste, à Lubbeek, avait été un échec, sa liste n'élisant aucun conseiller communal. Celui de 2012 fut un triomphe, duquel Theo Francken, quintuplant ses voix de préférence, sortit bourgmestre. Ses fort nombreuses quoique plus discrètes, pour l'observateur fédéral, questions et interpellations relatives à des sujets locaux, de l'ancienne gendarmerie de Lubbeek à la qualité du réseau téléphonique dans les trains autour de Louvain, aidèrent à compléter d'aura locale une popularité déjà nationale. Et ça ne faisait que commencer. Sa marotte de parlementaire, conséquence d'un nationalisme électoralement coûteux, allait en faire un ministre. Et une figure incontournable du pays qu'il veut détruire tout en voulant le préserver d'une invasion extérieure. Car le voilà secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration d'un gouvernement belge. Il prête serment en croisant les doigts - si je mens je vais en enfer -, après avoir dicté, voire écrit, les douze pages du chapitre du même nom dans l'accord de gouvernement du 9 octobre 2014. Depuis, il continue sa politique du petit pas trop loin, avec des bottes de sept lieues désormais. Sur le chemin parcouru se confondent forme et fond, faits et opinions, communication et action. Car en ces matières bien plus qu'en d'autres, l'ombre est parfois vraiment une proie, et le dire est souvent aussi important que le faire. Le fond, tout d'abord, voit Theo Francken aligner les records et emperler les précédents. Au prix parfois d'une distorsion de la réalité qui ne l'atteint jamais personnellement. Il est désormais trop populaire pour s'en préoccuper. Car certes les ordres de quitter le territoire adressés à des étrangers en situation illégale sont plus nombreux entre 2015 et 2016 (24 000 contre 29 000), tout comme les expulsions effectives. Mais l'arriéré reste gigantesque, et n'est pas près de se résorber. La croissance, en termes absolus, s'explique bien davantage par l'ampleur du flux de personnes arrivées en Belgique dans le sillage de vagues migratoires d'ampleur mondiale que par l'énergie du secrétaire d'Etat d'un pays de onze millions d'habitants. Car certes les contrôles à domicile sont plus nombreux en 2016 qu'en 2015, chez les personnes sans permis de séjour. Mais ils l'étaient encore davantage sous le secrétariat d'Etat de Maggie De Block, dans le gouvernement du laxiste socialiste Elio Di Rupo. Car certes les budgets de ses départements sont en croissance (35 % depuis 2014 pour les retours forcés, et 20 % d'augmentation entre 2016 et 2015), les personnes en centres fermés, enfants compris, plus nombreuses, et trois centres fermés seront ouverts d'ici à 2021. Mais il faudrait, en fait, multiplier par vingt le nombre de places disponibles si la Belgique devait enfermer tous les demandeurs déboutés de Belgique comme préalable à leur expulsion. Pas seulement par deux. Car certes ses prédécesseurs n'avaient pas accueilli autant de migrants que lui, au moment les plus aigus de la crise, et aucun n'avait pu fournir un tel effort. Mais aucun, depuis l'afflux balkanais du début des années 2000, n'avait été soumis à une telle pression migratoire. Son effort fut d'autant plus grand que Theo Francken s'était, dès les premiers mois de son mandat, attelé à démanteler les structures d'accueil. Et il fut d'autant plus utile à la politique de réduction des capacités d'accueil qu'en recourant au secteur privé, Theo Francken s'assurait de la brièveté de cet effort. Car certes les " abus sont traqués et sanctionnés ". Maggie De Block, déjà, avait imposé une notion de " charge insupportable pour la sécurité sociale ". Mais leur nombre est inversement proportionnel à l'importance que Theo Francken leur donne - sur près de deux millions de bénéficiaires de pensions, 475 en percevaient de 235 polygames défunts en 2016. Et leur importance alléguée inversement proportionnelle à leur efficacité réelle. Comme l'expulsion très médiatique d'un imam extrémiste de Dison. De nationalité néerlandaise, il peut continuer à prêcher à quelques kilomètres de son ancien domicile. Fin octobre, il le faisait à La Haye. Ou celle qui aurait pu frapper Salah Abdeslam, de nationalité française, et dont personne ne voit comment elle l'aurait empêché de commettre ses multiples attentats. Car certes onze fois déjà Theo Francken, depuis son entrée en fonction, a fait modifier la loi du 15 décembre 1980 sur l'accès au territoire, le séjour, l'établissement et l'éloignement des étrangers. Des réformes d'ampleur variable, de l'augmentation du nombre de greffiers à la possibilité d'expulser des étrangers en séjour légal qui mettraient en danger la sécurité nationale (97 l'ont été cette année, voir point précédent), en passant par l'autorisation de perquisitionner les données informatiques des demandeurs (sur la base de fausses informations sur leurs taux de fraude lancées par Theo Francken, voir points suivants). Toujours dans le même sens : le retour devient la règle générale, et l'objectif constant, alors qu'il n'était jusqu'à présent qu'un élément de l'équilibre migratoire. Mais cette politique du petit pas trop loin appliquée à la légistique, combinée à d'infinies querelles juridictionnelles (voir page 26, avec la Ligue des droits de l'homme, entre beaucoup d'autres)contredit l'accord de gouvernement, qui affirme que " la législation en matière d'asile et d'immigration sera coordonnée dans un Code de l'immigration afin d'assurer une meilleure lisibilité en raison des nombreuses modifications apportées au fil des ans ". Tout cela est long, fastidieux, et n'est pas toujours juridiquement possible. Pas grave. Car plus une législation est complexe, moins elle est susceptible d'être comprise, donc utilisée, par le demandeur. " Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, c'est la loi qui protège et la liberté qui opprime ", disait Lacordaire. La loi illisible, elle, expulse. Celle du 15 décembre 1980 fait 187 pages, mais sa dernière version coordonnée n'intègre pas encore les modifications votées en plénière début novembre. Et puis, plus une disposition est contestée, plus on en parle. Et plus on en parle, plus ça fait du bruit. Une communication bruyante, surtout dans cette matière, ce n'est pas que de la forme. C'est un bruit de fond. C'est là qu'il vaut mieux dire que faire, pour son électorat, bien sûr, dans un espace public où se mène une guerre idéologique que la droite dure, ces dernières années, remporte avec fureur. Mais aussi pour se faire entendre au-delà de frontières réputées trop poreuses. Or, dans la guerre idéologique qu'est cette constitution d'une identité, la vérité n'est qu'un moyen comme un autre, souvent moins fécond que le mythe. Dans Petit guide du mensonge en politique, l'essayiste français Thomas Guenolé décrit la " valse à quatre temps " de certains politiques portés sur la polémique. Elle s'entame par une provocation, par laquelle un repère moral de la société est brisé. Elle se poursuit avec une requalification, par laquelle son auteur conteste avoir tenu les propos tenus, puis avec une séquence de victimisation, par laquelle il déplore être la pauvre proie des carnassiers dominants. Enfin, quatrième temps de la valse, advient le triomphe : il est le seul à avoir osé braver les interdits. Quatre temps, quatre passages au Bancontact médiatico-politique. Appliquons la tétralogie à la dernière bravade de Theo Francken, sur cette " police des étrangers ", en fait une fast team de trois personnes, qui accompagneraient en urgence les forces de l'ordre pour distinguer les non-nationaux qui participeraient à des faits délictueux. 1. La provocation, lorsque Theo Francken présente sa note de politique générale annuelle à la Chambre, entre dix heures et midi, pendant une heure trente pour ne pas laisser l'opposition s'exprimer, et après avoir invité médias flamands et francophones à y assister, bien entendu. 2. La requalification, lorsque Theo Francken, comme dans son interview à Sudpresse, le 18 novembre, clame n'avoir " JAMAIS proposé cette "police des étrangers" ". C'est un journaliste francophone qui a utilisé ce terme. " Le mot est requalifié, pas la chose. 3. La victimisation, lorsque Theo Francken, dans cette interview à Sudpresse, attribue la responsabilité de la polémique à un journaliste francophone, d'abord, et au PS, ensuite et surtout, qui " ferait peut-être mieux de s'occuper des émeutes à Bruxelles ". 4. Le triomphe, lorsque Theo Francken reçoit, un samedi, la manchette et deux pleines pages du journal le plus lu de Wallonie. Il y en eut tant d'autres, de triomphes, toujours montés sur ces quatre ressorts. Avec un filigrane, toujours, dont Theo Francken fait sa frontière rhétorique : le racisme. Ceux qui l'en taxent se trompent, en plus de lui donner matière à victimisation. Theo Francken n'est pas raciste mais pas parce qu'il a un collaborateur noir, contrairement à ce qu'affirma un jour Jean-Jacques Flahaux (MR) à la RTBF. Parce que Theo Francken n'est pas raciste mais que toute sa popularité s'est fondée sur l'adhésion de ceux qui ne sont " pas racistes mais ". Ils ne sont pas racistes, mais bon, tout de même, vous savez, c'est toujours les mêmes avec qui on a des problèmes, et puis vous avez déjà essayé d'aller construire une église au Maroc, vous ? Theo Francken n'est pas raciste, mais tout son engagement repose sur la défense et la promotion d'une communauté nationale homogène, dont les potentiels nouveaux membres, flamands, wallons, bruxellois, chrétiens, musulmans, soudanais, erythréens, syriens, soudanais, juifs, chinois, indiens, marocains, congolais, algériens sont classés, hiérarchisés et choisis selon leur éventuelle " valeur ajoutée ". Comme s'il fallait choisir, entre le boeuf teriyaki et la salade César, à tout prix et pour toujours.