"Sur la table, il y a des réformes communautaires qui vont loin, au sujet desquels il n'y pas de débat public pour le moment en Flandre", prévenaient les deux élus, dans un texte publié avant que l'on ne sache que les préformateurs allaient sans doute jeter l'éponge. "La portée des propositions est clairement sous-estimée. Dès le premier jour, la politique fédérale dans des domaines importants comme la police et la justice pourrait être divisée dans les faits. Des dossiers sensibles, comme Bruxelles-Hal-Vilvorde, reviennent sur le tapis. Ce sont des thèmes que l'on n'a pas abordés lors des débats de campagne avant les élections de mai 2019", préviennent-ils. Le jeune maïeur libéral et la députée bruxelloise rappellent les difficultés de la "période BHV" (qui a précédé la scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, ndlr) et l'impossibilité d'avancer sur des dossiers importants quand le gouvernement d'Yves Leterme était en affaires courantes. Partir maintenant sur une large réforme de l'Etat comprendrait un risque similaire, selon eux, alors même que la période nécessite des politiques efficaces après la crise du coronavirus. "Dans deux ans, déjà, il y aurait de nouvelles élections fédérales, avec à ce moment une Constitution ouverte à révision de son premier à son dernier article. Cela ouvrirait la boîte de Pandore et serait le début de plusieurs années de tractations communautaires. Et sur trois ans, il y aurait une suite d'élections (fédérales, régionales et locale). On risque donc encore plus d'inertie, d'extrémisme et de sentiments anti-politique", expliquent-ils. Les deux élus font référence au projet qui était attribué à Bart De Wever et Paul Magnette de mettre sur pied un gouvernement "à court terme", qui n'effectuerait pas un mandat complet mais mènerait à des élections anticipées après ouverture de la Constitution entière à révision. Dans le deal N-VA-PS, un important volet institutionnel aurait été intégré en l'échange d'une politique socio-économique plus proche des volontés des socialistes. (Belga)

"Sur la table, il y a des réformes communautaires qui vont loin, au sujet desquels il n'y pas de débat public pour le moment en Flandre", prévenaient les deux élus, dans un texte publié avant que l'on ne sache que les préformateurs allaient sans doute jeter l'éponge. "La portée des propositions est clairement sous-estimée. Dès le premier jour, la politique fédérale dans des domaines importants comme la police et la justice pourrait être divisée dans les faits. Des dossiers sensibles, comme Bruxelles-Hal-Vilvorde, reviennent sur le tapis. Ce sont des thèmes que l'on n'a pas abordés lors des débats de campagne avant les élections de mai 2019", préviennent-ils. Le jeune maïeur libéral et la députée bruxelloise rappellent les difficultés de la "période BHV" (qui a précédé la scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, ndlr) et l'impossibilité d'avancer sur des dossiers importants quand le gouvernement d'Yves Leterme était en affaires courantes. Partir maintenant sur une large réforme de l'Etat comprendrait un risque similaire, selon eux, alors même que la période nécessite des politiques efficaces après la crise du coronavirus. "Dans deux ans, déjà, il y aurait de nouvelles élections fédérales, avec à ce moment une Constitution ouverte à révision de son premier à son dernier article. Cela ouvrirait la boîte de Pandore et serait le début de plusieurs années de tractations communautaires. Et sur trois ans, il y aurait une suite d'élections (fédérales, régionales et locale). On risque donc encore plus d'inertie, d'extrémisme et de sentiments anti-politique", expliquent-ils. Les deux élus font référence au projet qui était attribué à Bart De Wever et Paul Magnette de mettre sur pied un gouvernement "à court terme", qui n'effectuerait pas un mandat complet mais mènerait à des élections anticipées après ouverture de la Constitution entière à révision. Dans le deal N-VA-PS, un important volet institutionnel aurait été intégré en l'échange d'une politique socio-économique plus proche des volontés des socialistes. (Belga)