Cette campagne est lancée alors que la question du retour de ces "FTF" (Foreign Terrorist Fighters, combattants terroristes étrangers) devient de plus en plus brûlante pour les autorités belges. Jusqu'à présent, le gouvernement tient sa ligne: ces personnes doivent être jugées dans la région où elles ont sévi, de préférence par un tribunal international. La mise en place d'un tel tribunal est dans les limbes. Une collaboration avec les pays concernés est compliquée voire impossible. La Belgique n'entretient plus de lien avec le régime du dictateur syrien et l'Irak a fait savoir qu'il ne se chargerait pas du procès des combattants syriens. Qui plus est, de sérieux doutes sont exprimés, notamment par les autorités judiciaires belges, sur les garanties d'un procès équitable dans ce pays. Depuis l'été, les Etats-Unis exhortent les pays européens à récupérer leurs ressortissants dont une grande partie se trouv(ai)ent dans les camps gérés par les forces kurdes. L'offensive turque menée en Syrie contre ces dernières donnent un relief particulier à l'appel. Et ce, d'autant plus qu'Ankara a annoncé la semaine passée qu'il expulserait dès lundi les djihadistes détenus sur son territoire. Quatre Belges sont concernés jusqu'à présent. L'un d'entre eux fait l'objet d'une demande d'extradition du parquet fédéral Ce jeudi, à Washington, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, participe à une réunion des pays coalisés dans la lutte contre l'Etat islamique, où le sort de ces djihadistes sera abordé. (Belga)

Cette campagne est lancée alors que la question du retour de ces "FTF" (Foreign Terrorist Fighters, combattants terroristes étrangers) devient de plus en plus brûlante pour les autorités belges. Jusqu'à présent, le gouvernement tient sa ligne: ces personnes doivent être jugées dans la région où elles ont sévi, de préférence par un tribunal international. La mise en place d'un tel tribunal est dans les limbes. Une collaboration avec les pays concernés est compliquée voire impossible. La Belgique n'entretient plus de lien avec le régime du dictateur syrien et l'Irak a fait savoir qu'il ne se chargerait pas du procès des combattants syriens. Qui plus est, de sérieux doutes sont exprimés, notamment par les autorités judiciaires belges, sur les garanties d'un procès équitable dans ce pays. Depuis l'été, les Etats-Unis exhortent les pays européens à récupérer leurs ressortissants dont une grande partie se trouv(ai)ent dans les camps gérés par les forces kurdes. L'offensive turque menée en Syrie contre ces dernières donnent un relief particulier à l'appel. Et ce, d'autant plus qu'Ankara a annoncé la semaine passée qu'il expulserait dès lundi les djihadistes détenus sur son territoire. Quatre Belges sont concernés jusqu'à présent. L'un d'entre eux fait l'objet d'une demande d'extradition du parquet fédéral Ce jeudi, à Washington, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, participe à une réunion des pays coalisés dans la lutte contre l'Etat islamique, où le sort de ces djihadistes sera abordé. (Belga)