De nouveaux conteneurs ont été placés en travers du pont de Tienditas, qui relie les villes de Cucuta, en Colombie, et Ureña au Venezuela, ont constaté des journalistes de l'AFP. Une vingtaine de membres armés de la Garde nationale patrouillaient dans la zone. La semaine dernière, le passage avait été bloqué par une citerne et deux conteneurs. A Cucuta, les États-Unis ont envoyé plusieurs tonnes de vivres et de médicaments à la demande de Juan Guaido, chef du Parlement reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays. Le président Nicolas Maduro refuse cette assistance qu'il accuse d'être un prétexte pour une intervention militaire des États-Unis. Mardi, dans un nouveau défi au président vénézuélien, Juan Guaido a annoncé lors d'une manifestation de ses partisans à Caracas, que l'aide entrerait dans le pays le 23 février. L'opposition demande notamment à l'armée, soutien clé de Maduro, de désobéir aux ordres du chef de l'Etat et de laisser entrer l'aide d'urgence, stockée en Colombie, mais aussi, selon M. Guaido, au Brésil et prochainement sur l'île de Curaçao, une île des Caraïbes située au nord du Venezuela. Le pays, jadis prospère grâce au pétrole, est en proie à une profonde crise économique, avec de graves pénuries de nourriture et de médicaments. Plus de 2 millions de Vénézuéliens ont fui le pays depuis 2015, selon l'ONU. (Belga)