Alors que l'on constate une baisse générale du nombre d'accidents corporels sur la route, le nombre d'accidents de vélo augmente en Belgique, rapporte l'IBSR dans son baromètre de la sécurité routière publié en 2016. Les chiffres varient en fonction des régions. Mis à part une réduction de 2.3% du nombre d'accidentés en Wallonie, les accidents de vélos on a augmenté en Flandre (+2.2%) et à Bruxelles (+19.2%) entre 2015 et 2016. Cela revient à un nombre total de 7.963 accidents corporels et de victimes en Flandre et 739 dans la capitale.

Les accidents impliquant les cyclistes résultent généralement d'une combinaison de facteurs.

Le comportement

Le comportement des cyclistes eux-mêmes, et des autres utilisateurs routiers est un premier facteur pouvant susciter un accident. Chacun doit donc se rappeler que les routes sont un espace partagé.

L'IBSR a interrogé des cyclistes et des automobilistes pour savoir quels étaient les comportements qui les énervaient le plus chez les autres utilisateurs routiers.

Les automobilistes bruxellois se plaignent du fait que les cyclistes brulent les feux rouges et roulent sans faire attention aux autres usagers. Les automobilistes flamands déplorent principalement l'absence de lumières sur les vélos. Selon leGroupe de Recherche et d'Action des Cyclistes Quotidiens (GRACQ), 17% des cyclistes circulent encore sans éclairage. Avoir un vélo en règle est pourtant un critère élémentaire pour éviter les accidents.

Critères pour avoir un vélo en ordre et rouler en toute sécurité, Institut Belge pour la Sécurité Routière
Critères pour avoir un vélo en ordre et rouler en toute sécurité © Institut Belge pour la Sécurité Routière

Les cyclistes doivent aussi veiller à avoir une bonne condition physique. Des facteurs tels qu'une mauvaise vision ou audition peuvent engendrer des accidents dus au manque d'anticipation. Il est donc vivement déconseillé d'écouter de la musique lorsque l'on se déplace à vélo. Pour les 65+, choisissez un vélo adapté à vos besoins. L'étude de l'Institut belge pour la mobilité affirme que le risque d'accident augmente de 100% pour cette tranche d'âge. Cela est généralement dû, soit à un problème d'équilibre, soit à une chute lors de la monte ou de la descente du vélo. L'IBSR recommande un vélo à" montée basse" à ces personnes.

Les cyclistes sont quant à eux agacés lorsque les automobilistes se garent sur une piste cyclable, les frôlent en opérant un dépassement, et ouvrent leurs portières sans faire attention. Les automobilistes n'anticipent pas assez la présence de vélos sur les routes. Heureusement, une étude réalisée par le chercheur Willem Vlakveld révèle qu'il est possible de changer cela en apprenant au conducteur à être plus attentif.

Les infrastructures

Les utilisateurs routiers ne portent pas seuls la responsabilité de réduire le nombre d'accidents à vélo. La création et l'entretien des infrastructures par les services publics sont également essentiels. Le risque d'accident augmente si les cyclistes partagent une route avec des automobilistes; et si celles-ci n'ont pas de limitations de vitesse.

Il existe sur certaines routes automobiles régionales en Belgique fréquentées par des vélos, sur laquelle les limitations de vitesse sont fixées entre 70 et 90km/h.

La construction de passages séparés et réservés aux cyclistes, par exemple les autoroutes à vélos ou des pistes cyclables séparées, est donc une mesure à considérer afin de réduire le nombre d'accidents. Luc Goffinet, porte-parole du GRACQ pour la Wallonie déclare "qu'il n'y a pas de politique volontaire en ce qui concerne les pistes cyclables sur les routes wallonnes. Ces décisions sont laissées à la libre appréciation des districts régionaux, des villes et des communes". Il mentionne également que le Gracq enregistre régulièrement des plaintes concernant l'état des routes pour vélo en Wallonie (mis à part les Ravels).

Chloé de Radzitzky

Alors que l'on constate une baisse générale du nombre d'accidents corporels sur la route, le nombre d'accidents de vélo augmente en Belgique, rapporte l'IBSR dans son baromètre de la sécurité routière publié en 2016. Les chiffres varient en fonction des régions. Mis à part une réduction de 2.3% du nombre d'accidentés en Wallonie, les accidents de vélos on a augmenté en Flandre (+2.2%) et à Bruxelles (+19.2%) entre 2015 et 2016. Cela revient à un nombre total de 7.963 accidents corporels et de victimes en Flandre et 739 dans la capitale.Les accidents impliquant les cyclistes résultent généralement d'une combinaison de facteurs.Le comportement des cyclistes eux-mêmes, et des autres utilisateurs routiers est un premier facteur pouvant susciter un accident. Chacun doit donc se rappeler que les routes sont un espace partagé.L'IBSR a interrogé des cyclistes et des automobilistes pour savoir quels étaient les comportements qui les énervaient le plus chez les autres utilisateurs routiers.Les automobilistes bruxellois se plaignent du fait que les cyclistes brulent les feux rouges et roulent sans faire attention aux autres usagers. Les automobilistes flamands déplorent principalement l'absence de lumières sur les vélos. Selon leGroupe de Recherche et d'Action des Cyclistes Quotidiens (GRACQ), 17% des cyclistes circulent encore sans éclairage. Avoir un vélo en règle est pourtant un critère élémentaire pour éviter les accidents.Les cyclistes doivent aussi veiller à avoir une bonne condition physique. Des facteurs tels qu'une mauvaise vision ou audition peuvent engendrer des accidents dus au manque d'anticipation. Il est donc vivement déconseillé d'écouter de la musique lorsque l'on se déplace à vélo. Pour les 65+, choisissez un vélo adapté à vos besoins. L'étude de l'Institut belge pour la mobilité affirme que le risque d'accident augmente de 100% pour cette tranche d'âge. Cela est généralement dû, soit à un problème d'équilibre, soit à une chute lors de la monte ou de la descente du vélo. L'IBSR recommande un vélo à" montée basse" à ces personnes.Les cyclistes sont quant à eux agacés lorsque les automobilistes se garent sur une piste cyclable, les frôlent en opérant un dépassement, et ouvrent leurs portières sans faire attention. Les automobilistes n'anticipent pas assez la présence de vélos sur les routes. Heureusement, une étude réalisée par le chercheur Willem Vlakveld révèle qu'il est possible de changer cela en apprenant au conducteur à être plus attentif.Les utilisateurs routiers ne portent pas seuls la responsabilité de réduire le nombre d'accidents à vélo. La création et l'entretien des infrastructures par les services publics sont également essentiels. Le risque d'accident augmente si les cyclistes partagent une route avec des automobilistes; et si celles-ci n'ont pas de limitations de vitesse.Il existe sur certaines routes automobiles régionales en Belgique fréquentées par des vélos, sur laquelle les limitations de vitesse sont fixées entre 70 et 90km/h. La construction de passages séparés et réservés aux cyclistes, par exemple les autoroutes à vélos ou des pistes cyclables séparées, est donc une mesure à considérer afin de réduire le nombre d'accidents. Luc Goffinet, porte-parole du GRACQ pour la Wallonie déclare "qu'il n'y a pas de politique volontaire en ce qui concerne les pistes cyclables sur les routes wallonnes. Ces décisions sont laissées à la libre appréciation des districts régionaux, des villes et des communes". Il mentionne également que le Gracq enregistre régulièrement des plaintes concernant l'état des routes pour vélo en Wallonie (mis à part les Ravels).Chloé de Radzitzky