Si la Fugea simplifie l'objectif de l'action à la simple suppression de la viande ainsi que tous les produits d'origine animale des assiettes, l'association EVA, qui défend initialement une alimentation végane, la présente plutôt comme une action de sensibilisation en vue de faire baisser la consommation carnée, afin de réduire l'empreinte écologique et sauver des vies animales. "Nous sommes conscients qu'il est dans l'intérêt des consommateurs d'adopter un régime alimentaire varié et équilibré. Nous savons aussi que la consommation de viande doit être mesurée. Pousser à la consommation excessive de viande n'est souhaitable ni pour le consommateur, ni pour notre agriculture", nuance toutefois la Fugea. Cette dernière rappelle en revanche qu'il n'y a pas d'agriculture durable sans élevage, principalement dans le secteur bio. "Les engrais de synthèse y étant interdits, les déjections animales représentent une source de fertilité essentielle. Un Veggie Challenge dans les villes, et c'est la fin du bio dans les campagnes", avance la fédération. La Fugea estime dès lors la communication de l'initiative "contre-productive", allant "à l'encontre de la transition de notre système alimentaire" et "dévalorisant le secteur" en "gommant la complexité des enjeux". À ce jour, plus de 22.000 Belges se sont engagés à suivre le Veggie Challenge, peut-on lire sur le site de l'action. (Belga)

Si la Fugea simplifie l'objectif de l'action à la simple suppression de la viande ainsi que tous les produits d'origine animale des assiettes, l'association EVA, qui défend initialement une alimentation végane, la présente plutôt comme une action de sensibilisation en vue de faire baisser la consommation carnée, afin de réduire l'empreinte écologique et sauver des vies animales. "Nous sommes conscients qu'il est dans l'intérêt des consommateurs d'adopter un régime alimentaire varié et équilibré. Nous savons aussi que la consommation de viande doit être mesurée. Pousser à la consommation excessive de viande n'est souhaitable ni pour le consommateur, ni pour notre agriculture", nuance toutefois la Fugea. Cette dernière rappelle en revanche qu'il n'y a pas d'agriculture durable sans élevage, principalement dans le secteur bio. "Les engrais de synthèse y étant interdits, les déjections animales représentent une source de fertilité essentielle. Un Veggie Challenge dans les villes, et c'est la fin du bio dans les campagnes", avance la fédération. La Fugea estime dès lors la communication de l'initiative "contre-productive", allant "à l'encontre de la transition de notre système alimentaire" et "dévalorisant le secteur" en "gommant la complexité des enjeux". À ce jour, plus de 22.000 Belges se sont engagés à suivre le Veggie Challenge, peut-on lire sur le site de l'action. (Belga)