Le candidat démocrate prononcera un discours mercredi après-midi sur la pandémie, qu'il utilise comme le symbole le plus tragique de ce qu'il considère être l'inaptitude du président américain à gouverner. L'équipe de l'ancien vice-président de Barack Obama a sauté sur une réponse de Donald Trump mardi soir lors d'une émission de télévision, dans laquelle il a de nouveau cherché à rassurer les Américains en affirmant que le coronavirus finirait par disparaître avec le temps -- alors que près d'un millier d'Américains meurent encore chaque jour du virus, et que le bilan officiel va atteindre 200.000 morts dans les prochains jours, un bilan lui-même sous-estimé. "Tout va bien se passer, c'est en train de disparaître. Et cela disparaîtra encore plus vite avec les vaccins", a dit Donald Trump sur la chaîne ABC. Il a ensuite évoqué la construction d'une immunité collective, c'est-à-dire la contamination naturelle d'une proportion suffisamment élevée de la population pour stopper la circulation du virus, un niveau qui est atteint en contrepartie d'un nombre de décès proportionnel. Mais il s'est apparemment trompé de mot puisqu'il a dit "mentalité de groupe" ("herd mentality" au lieu de "herd immunity"). "Trump a confirmé ce soir, encore, qu'après avoir laissé empirer pendant huit mois la pire crise sanitaire depuis 100 ans, non seulement il n'a pas de plan, mais il ne comprend rien", a dit la porte-parole de Joe Biden, Kate Bedingfield. Toujours est-il que la course aux vaccins avance vite aux Etats-Unis, avec deux candidats (Pfizer et Moderna) sur le point d'avoir recruté 30.000 participants dans leurs essais cliniques contre placebo. Même si les essais cliniques étaient concluants avant l'élection du 3 novembre, ce qui est jugé improbable par des responsables et des experts, la distribution de doses sera initialement "très limitée" et réservée à certaines populations prioritaires, peut-être à partir de novembre ou décembre, a dit mercredi le directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Robert Redfield, au Congrès. "Si vous me demandez quand le reste des Américains pourra bénéficier du vaccin pour revenir à une vie normale, je ne pense pas avant le deuxième ou troisième trimestre de 2021", a-t-il prédit. Les préparatifs logistiques sont d'ores et déjà lancés. Un responsable de l'opération Warp Speed, qui coordonne toute la stratégie vaccinale du gouvernement, a annoncé mercredi que le but était de distribuer les premières doses de vaccins dans les 24 heures suivant une éventuelle autorisation en urgence par l'Agence des médicaments (FDA). (Belga)

Le candidat démocrate prononcera un discours mercredi après-midi sur la pandémie, qu'il utilise comme le symbole le plus tragique de ce qu'il considère être l'inaptitude du président américain à gouverner. L'équipe de l'ancien vice-président de Barack Obama a sauté sur une réponse de Donald Trump mardi soir lors d'une émission de télévision, dans laquelle il a de nouveau cherché à rassurer les Américains en affirmant que le coronavirus finirait par disparaître avec le temps -- alors que près d'un millier d'Américains meurent encore chaque jour du virus, et que le bilan officiel va atteindre 200.000 morts dans les prochains jours, un bilan lui-même sous-estimé. "Tout va bien se passer, c'est en train de disparaître. Et cela disparaîtra encore plus vite avec les vaccins", a dit Donald Trump sur la chaîne ABC. Il a ensuite évoqué la construction d'une immunité collective, c'est-à-dire la contamination naturelle d'une proportion suffisamment élevée de la population pour stopper la circulation du virus, un niveau qui est atteint en contrepartie d'un nombre de décès proportionnel. Mais il s'est apparemment trompé de mot puisqu'il a dit "mentalité de groupe" ("herd mentality" au lieu de "herd immunity"). "Trump a confirmé ce soir, encore, qu'après avoir laissé empirer pendant huit mois la pire crise sanitaire depuis 100 ans, non seulement il n'a pas de plan, mais il ne comprend rien", a dit la porte-parole de Joe Biden, Kate Bedingfield. Toujours est-il que la course aux vaccins avance vite aux Etats-Unis, avec deux candidats (Pfizer et Moderna) sur le point d'avoir recruté 30.000 participants dans leurs essais cliniques contre placebo. Même si les essais cliniques étaient concluants avant l'élection du 3 novembre, ce qui est jugé improbable par des responsables et des experts, la distribution de doses sera initialement "très limitée" et réservée à certaines populations prioritaires, peut-être à partir de novembre ou décembre, a dit mercredi le directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Robert Redfield, au Congrès. "Si vous me demandez quand le reste des Américains pourra bénéficier du vaccin pour revenir à une vie normale, je ne pense pas avant le deuxième ou troisième trimestre de 2021", a-t-il prédit. Les préparatifs logistiques sont d'ores et déjà lancés. Un responsable de l'opération Warp Speed, qui coordonne toute la stratégie vaccinale du gouvernement, a annoncé mercredi que le but était de distribuer les premières doses de vaccins dans les 24 heures suivant une éventuelle autorisation en urgence par l'Agence des médicaments (FDA). (Belga)