"On est assez inquiet", confie le président du syndicat socialiste, Robert Vertenueil, un sentiment qui est renforcé par des perspectives alarmistes pour les prochaines années. "Quatre milliards en 2021, 6,3 milliards en 2024", poursuit-il. Et cela alors que le gouvernement a décidé sous la législature écoulée de ne plus compenser le déséquilibre de la Sécu dès l'année prochaine.

"Or sans cette dotation, nous constatons que la Sécurité sociale n'a plus assez de recettes pour fonctionner", souligne M. Vertenueil.

Il évoque un déficit structurel et une baisse continue des recettes. Pour combler le trou, le président de la FGTB ne voit que deux solutions: trouver un financement alternatif et tailler dans les dépenses.

En attendant, le syndicaliste envoie un message préventif aux partis politiques: "Si vous formez un gouvernement en ne prévoyant pas de solution structurelle pour le financement de la Sécu, ce sera pour nous un casus belli. Et il ne faudra pas s'étonner de nous trouver dans la rue et devant les entreprises. On ne va pas laisser détruire cette cathédrale de la protection sociale", prévient le patron de la FGTB.