Aider les enfants syriens, oui, mais pas dans la partie contrôlée par le régime : c'est l'avis de militants anti-Bachar al-Assad (belges et syriens) qui, sur Twitter et Facebook, reprochent au théâtre bruxellois Le Public de programmer le 14 octobre prochain une soirée littéraire et musicale (animée par Jacqueline Bir et Pietro Pizzuti) au profit de 1,2,3 Hope, Love, Life for Peace, qui vient en aide aux enfants traumatisés grâce à la musique et au chant.

Le théâtre Le Public, situé à Saint-Josse. © Gregroy Navarra

Selon ces militants, cette soirée où doit se produire la cantatrice Soumaya Hallak (cheville ouvrière de l'association) cacherait une volonté de réhabiliter le régime Assad. En cause, des concerts que cette Belgo-Syrienne a récemment donnés à Damas et Alep, et, donc, sa supposée proximité avec le pouvoir. "Dans les camps où j'anime, le régime est absent, réplique cette dernière. Aucune somme d'argent ne transite par ses mains, et la traçabilité sera assurée. Ces opposants voudraient que je me produise également dans les zones rebelles islamistes, comme à Idlib ? Ils savent très bien que je n'y serais jamais la bienvenue." Pietro Pizzuti, lui, a entre-temps répondu que les droits des enfants étaient les mêmes partout, et que la soirée ne cautionnait aucune dictature.