"Cheops est à 710 km, exactement à l'endroit où on voulait qu'il soit, c'est absolument parfait", a expliqué Didier Queloz, prix Nobel 2019 de physique, joint à Kourou. "C'est vraiment un moment exceptionnel dans l'histoire spatiale européenne et dans l'histoire des exoplanètes", ajoute-t-il. Le lanceur moyen Soyouz, dont c'était le troisième lancement de l'année, avait décollé à 05H54, heure de Kourou (09H54 HB), du Centre spatial guyanais. "La mission Cheops représente une étape pour mieux comprendre l'astrophysique de toutes ces planètes étranges que nous avons découvertes et qui n'ont pas d'équivalence dans le système solaire", explique Didier Queloz. Près de 4.000 exoplanètes - orbitant autour d'une étoile autre que le Soleil - ont été détectées depuis que l'astrophysicien et son collègue Michel Mayor ont débusqué la toute première, 51 Pegasi b, il y a près de 25 ans, ce qui leur a valu le Nobel de physique. Aujourd'hui, on estime qu'il y a dans la galaxie au moins autant de planètes que d'étoiles, soit à peu près 100 milliards. "Nous voulons dépasser la statistique et les étudier en détail", explique David Ehrenreich, responsable scientifique de la mission Cheops dirigée par la Suisse et l'agence spatiale européenne (ESA). Pas toutes bien sûr. Mais Cheops va en observer à peu près 500 et ainsi composer "une photo de famille des exoplanètes", raconte Günther Hasinger, le directeur des programmes scientifiques de l'ESA. Comment ? En observant les exoplanètes quand elles passent devant leur étoile en créant comme une mini-éclipse. En comparant la lumière émise par l'étoile avant, pendant et après le transit de la planète, les astrophysiciens parviendront à déduire la taille et le rayon de la planète, avec une précision inédite. Ces nouvelles données, combinées à des informations récoltées par les télescopes au sol sur la masse, permettront de mesurer la densité, paramètre essentiel pour déterminer la composition de la planète. Un critère fondamental pour définir la probabilité qu'une planète puisse héberger la vie. (Belga)

"Cheops est à 710 km, exactement à l'endroit où on voulait qu'il soit, c'est absolument parfait", a expliqué Didier Queloz, prix Nobel 2019 de physique, joint à Kourou. "C'est vraiment un moment exceptionnel dans l'histoire spatiale européenne et dans l'histoire des exoplanètes", ajoute-t-il. Le lanceur moyen Soyouz, dont c'était le troisième lancement de l'année, avait décollé à 05H54, heure de Kourou (09H54 HB), du Centre spatial guyanais. "La mission Cheops représente une étape pour mieux comprendre l'astrophysique de toutes ces planètes étranges que nous avons découvertes et qui n'ont pas d'équivalence dans le système solaire", explique Didier Queloz. Près de 4.000 exoplanètes - orbitant autour d'une étoile autre que le Soleil - ont été détectées depuis que l'astrophysicien et son collègue Michel Mayor ont débusqué la toute première, 51 Pegasi b, il y a près de 25 ans, ce qui leur a valu le Nobel de physique. Aujourd'hui, on estime qu'il y a dans la galaxie au moins autant de planètes que d'étoiles, soit à peu près 100 milliards. "Nous voulons dépasser la statistique et les étudier en détail", explique David Ehrenreich, responsable scientifique de la mission Cheops dirigée par la Suisse et l'agence spatiale européenne (ESA). Pas toutes bien sûr. Mais Cheops va en observer à peu près 500 et ainsi composer "une photo de famille des exoplanètes", raconte Günther Hasinger, le directeur des programmes scientifiques de l'ESA. Comment ? En observant les exoplanètes quand elles passent devant leur étoile en créant comme une mini-éclipse. En comparant la lumière émise par l'étoile avant, pendant et après le transit de la planète, les astrophysiciens parviendront à déduire la taille et le rayon de la planète, avec une précision inédite. Ces nouvelles données, combinées à des informations récoltées par les télescopes au sol sur la masse, permettront de mesurer la densité, paramètre essentiel pour déterminer la composition de la planète. Un critère fondamental pour définir la probabilité qu'une planète puisse héberger la vie. (Belga)