Dans quelque 10.900 écoles à travers le Sri Lanka, des policiers et militaires ont établi des cordons de sécurité et recherchent d'éventuels explosifs. "La police et l'armée passent au peigne fin les bâtiments scolaires et leurs environs pour s'assurer que les enfants puissent revenir en toute sécurité" lundi, a indiqué un porte-parole de la police, Ruwan Gunasekera. Si le gouvernement entend rouvrir les écoles publiques lundi, l'Eglise catholique a précisé, elle, que les établissements scolaires dépendant d'elle resteraient fermés "jusqu'à nouvel ordre". Depuis les attaques du 21 avril, revendiquées par le groupe djihadiste Etat islamique, les autorités ont expulsé environ 600 étrangers, dont 200 prêcheurs musulmans, de ce pays majoritairement bouddhiste. Les attentats avaient frappé trois hôtels de luxe et trois églises chrétiennes en pleine messe de Pâques, faisant 257 morts. Les églises catholiques du pays, souvent protégées par des militaires en armes, sont depuis fermées et les messes suspendues. Les autorités ont déclaré l'état d'urgence depuis le 21 avril et élargi les pouvoirs de la police et de l'armée pour faciliter les arrestations et les détentions de suspects. Environ 150 personnes ont été emprisonnées. Les perquisitions se poursuivent dans le pays, à la recherche d'explosifs et de matériel de propagande jihadiste. (Belga)