Plus tôt ce mois-ci, le FMI a approuvé l'augmentation des réserves des pays membres d'un montant de 650 milliards de dollars pour permettre d'accroître les liquidités des économies les plus fragilisées par la pandémie de coronavirus. Le FMI "a alloué (...) l'équivalent de 857,68 millions de dollars au Soudan et ce montant est disponible sans restriction au vu de la situation économique", a affirmé la banque centrale soudanaise. Après 30 ans de mauvaise gestion sous le règne autoritaire d'Omar el-Béchir, renversé en avril 2019 sous la pression d'un mouvement populaire, et de sanctions américaines, le Soudan est plongé dans une crise économique profonde que le gouvernement de transition a promis de juguler. Le gouvernement a depuis obtenu le retrait du Soudan de la liste noire américaine des pays soutenant le terrorisme, ce qui a permis une levée des sanctions à son encontre. Mais ces derniers mois, la suppression de subventions sur les carburants ainsi que l'introduction d'un taux de change flottant dans le cadre de réformes soutenues par le FMI en vue d'alléger de 50 milliards de dollars la dette extérieure du pays ont suscité le mécontentement de la population, incitée par le gouvernement à faire preuve de patience. (Belga)

Plus tôt ce mois-ci, le FMI a approuvé l'augmentation des réserves des pays membres d'un montant de 650 milliards de dollars pour permettre d'accroître les liquidités des économies les plus fragilisées par la pandémie de coronavirus. Le FMI "a alloué (...) l'équivalent de 857,68 millions de dollars au Soudan et ce montant est disponible sans restriction au vu de la situation économique", a affirmé la banque centrale soudanaise. Après 30 ans de mauvaise gestion sous le règne autoritaire d'Omar el-Béchir, renversé en avril 2019 sous la pression d'un mouvement populaire, et de sanctions américaines, le Soudan est plongé dans une crise économique profonde que le gouvernement de transition a promis de juguler. Le gouvernement a depuis obtenu le retrait du Soudan de la liste noire américaine des pays soutenant le terrorisme, ce qui a permis une levée des sanctions à son encontre. Mais ces derniers mois, la suppression de subventions sur les carburants ainsi que l'introduction d'un taux de change flottant dans le cadre de réformes soutenues par le FMI en vue d'alléger de 50 milliards de dollars la dette extérieure du pays ont suscité le mécontentement de la population, incitée par le gouvernement à faire preuve de patience. (Belga)