En 2016, une circulaire alertait contre les effets néfastes des gardes de plus de 12 heures sur la santé des intervenants. Ces horaires sont souvent choisis par certains hommes du feu pour pouvoir organiser leur temps de travail en bénéficiant de jours de compensation en conséquence. Jeudi, en séance plénière à la Chambre, la ministre a confirmé son intention d'y mettre fin en déclarant "qu'une éventuelle loi interdisant les gardes de 24 heures, voire de 12 heures, ne devrait pas être une surprise, ni pour les présidents de zones de secours, ni pour les pompiers". Une déclaration qui a "choqué" de nombreux services incendies du pays, selon les termes du SLFP. Dans son préavis de grève, le syndicat libéral conteste les études scientifiques citées par la ministre pour étayer l'abandon des gardes de 12 heures ou plus. Pour le syndicat, ces études "ne tiennent pas compte de l'avis de véritables spécialistes". "Le SLFP a connaissance d'autres études qui arrivent à des conclusions tout à fait opposées", peut-on lire dans le préavis de grève. Les Zones de secours dénoncent également l'absence de réponse de la part de la ministre qui, selon elles, n'a toujours pas abordé les problématiques déposées en front commun par les syndicats le 11 janvier 2020. Pour le SLFP, le dialogue social semble totalement rompu. "On a l'impression de ne pas exister à ses yeux", a commenté Eric Labourdette, permanent SLFP, auprès de l'agence Belga. La ministre dispose de trois jours pour réagir à ce préavis, avant le début des actions lundi, qui toucheront toutes les zones de secours du pays. (Belga)

En 2016, une circulaire alertait contre les effets néfastes des gardes de plus de 12 heures sur la santé des intervenants. Ces horaires sont souvent choisis par certains hommes du feu pour pouvoir organiser leur temps de travail en bénéficiant de jours de compensation en conséquence. Jeudi, en séance plénière à la Chambre, la ministre a confirmé son intention d'y mettre fin en déclarant "qu'une éventuelle loi interdisant les gardes de 24 heures, voire de 12 heures, ne devrait pas être une surprise, ni pour les présidents de zones de secours, ni pour les pompiers". Une déclaration qui a "choqué" de nombreux services incendies du pays, selon les termes du SLFP. Dans son préavis de grève, le syndicat libéral conteste les études scientifiques citées par la ministre pour étayer l'abandon des gardes de 12 heures ou plus. Pour le syndicat, ces études "ne tiennent pas compte de l'avis de véritables spécialistes". "Le SLFP a connaissance d'autres études qui arrivent à des conclusions tout à fait opposées", peut-on lire dans le préavis de grève. Les Zones de secours dénoncent également l'absence de réponse de la part de la ministre qui, selon elles, n'a toujours pas abordé les problématiques déposées en front commun par les syndicats le 11 janvier 2020. Pour le SLFP, le dialogue social semble totalement rompu. "On a l'impression de ne pas exister à ses yeux", a commenté Eric Labourdette, permanent SLFP, auprès de l'agence Belga. La ministre dispose de trois jours pour réagir à ce préavis, avant le début des actions lundi, qui toucheront toutes les zones de secours du pays. (Belga)