"Je ne peux en conscience voter pour la proposition Graham-Cassidy", a déclaré John McCain dans un communiqué contre la proposition de loi de ses collègues républicain, Lindsey Graham et Bill Cassidy. "J'estime que nous ferions mieux en travaillant ensemble, républicains et démocrates, alors que nous n'avons pas vraiment essayé", a-t-il ajouté. John McCain, lors d'un vote à suspense au Sénat en juillet, avait été l'un des trois sénateurs républicains à couler la tentative précédente de la majorité de tenir une promesse formulée depuis des années par son parti et reprise par Donald Trump lors de la campagne présidentielle: détricoter, d'une manière ou d'une autre, "Obamacare", symbole selon eux des dérives socialisantes des démocrates. Le président américain avait été ulcéré de ce camouflet venant de ses propres rangs, tançant publiquement les rebelles. La majorité sénatoriale espérait voter la semaine prochaine une ultime fois, avant une date-butoir le 30 septembre, dernier jour de l'année budgétaire 2017. Mais avec une mince majorité de 52 sièges sur 100, les républicains ne peuvent se permettre plus de deux défections. John McCain est le deuxième à s'opposer, après le conservateur Rand Paul. Il est probable que les républicaines modérées Susan Collins et Lisa Murkowski votent également "non", mais elles n'avaient pas encore officialisé leur position vendredi. La loi Graham-Cassidy aurait réduit progressivement le budget fédéral de la santé sur la décennie prochaine, et aurait permis aux Etats de s'affranchir des protections pour les patients inscrites dans la loi par Obamacare, notamment l'interdiction aux assureurs de faire payer plus cher les assurés en mauvaise santé ou atteints de maladie chronique, ce qui était possible avant Obamacare. Pour les promoteurs de la réforme, il s'agissait de décentraliser la gestion du système de couverture santé pour en améliorer l'efficacité et en faire baisser les coûts. Aucun chiffrage officiel n'était disponible vendredi, mais de nombreux experts et élus estiment que le plan républicain aurait conduit à une perte de couverture maladie pour des dizaines de millions d'Américains à l'horizon 2026. (Belga)

"Je ne peux en conscience voter pour la proposition Graham-Cassidy", a déclaré John McCain dans un communiqué contre la proposition de loi de ses collègues républicain, Lindsey Graham et Bill Cassidy. "J'estime que nous ferions mieux en travaillant ensemble, républicains et démocrates, alors que nous n'avons pas vraiment essayé", a-t-il ajouté. John McCain, lors d'un vote à suspense au Sénat en juillet, avait été l'un des trois sénateurs républicains à couler la tentative précédente de la majorité de tenir une promesse formulée depuis des années par son parti et reprise par Donald Trump lors de la campagne présidentielle: détricoter, d'une manière ou d'une autre, "Obamacare", symbole selon eux des dérives socialisantes des démocrates. Le président américain avait été ulcéré de ce camouflet venant de ses propres rangs, tançant publiquement les rebelles. La majorité sénatoriale espérait voter la semaine prochaine une ultime fois, avant une date-butoir le 30 septembre, dernier jour de l'année budgétaire 2017. Mais avec une mince majorité de 52 sièges sur 100, les républicains ne peuvent se permettre plus de deux défections. John McCain est le deuxième à s'opposer, après le conservateur Rand Paul. Il est probable que les républicaines modérées Susan Collins et Lisa Murkowski votent également "non", mais elles n'avaient pas encore officialisé leur position vendredi. La loi Graham-Cassidy aurait réduit progressivement le budget fédéral de la santé sur la décennie prochaine, et aurait permis aux Etats de s'affranchir des protections pour les patients inscrites dans la loi par Obamacare, notamment l'interdiction aux assureurs de faire payer plus cher les assurés en mauvaise santé ou atteints de maladie chronique, ce qui était possible avant Obamacare. Pour les promoteurs de la réforme, il s'agissait de décentraliser la gestion du système de couverture santé pour en améliorer l'efficacité et en faire baisser les coûts. Aucun chiffrage officiel n'était disponible vendredi, mais de nombreux experts et élus estiment que le plan républicain aurait conduit à une perte de couverture maladie pour des dizaines de millions d'Américains à l'horizon 2026. (Belga)