"Le Royaume-Uni a toléré des actions et en a pris d'autres, que nous considérons comme inexcusables", estiment les rédacteurs de ce rapport. Selon eux, les autorités britanniques avaient conscience des mauvais traitements infligés aux prisonniers détenus par les Etats-Unis peu après les attentats du 11 septembre 2001. "Il y a au moins 38 cas, en 2002 uniquement, d'officiers (britanniques) ayant assisté ou entendu parler de mauvais traitements." "Il ne fait aucun doute que les Etats-Unis, et d'autres, maltraitaient les détenus, et que les services de renseignement (britanniques) en étaient conscients à un stade précoce", écrivent-ils. Tout comme "il n'y a eu aucune tentative d'identification des risques (de torture ou de traitements dégradants, ndlr) et de formulation d'une réponse du Royaume-Uni (...) lorsque les Britanniques ont remis secrètement des personnes suspectées de terrorisme à des pays étrangers", affirment les députés dans leur rapport. Ils ont également identifié trois cas dans lesquels les agences de renseignement britanniques, le MI6 et le MI5, "ont fait, ou ont offert de faire, une contribution financière à d'autres" pour mener ces opérations de détention et d'interrogation secrètes. Selon le rapport, dans 28 cas, les services de sécurité britanniques "avaient planifié ou accepté" ce type d'opérations secrètes et dans 22 autres cas ils "ont fourni des renseignements pour permettre" ces opérations. Le rapport révèle également que les services de sécurité britanniques ont participé à entre 2.000 à 3.000 interrogatoires de personnes détenues par les États-Unis en Afghanistan, en Irak et à Guantanamo après les attentats de 2001. Les parlementaires n'ont trouvé aucune preuve que des officiers britanniques aient participé directement à des mauvais traitements mais ont déclaré que dans deux cas, ils "ont pris part à des mauvais traitements administrés par d'autres". Ce rapport "met en lumière le rôle de nos agences de renseignement dans les abus commis par la CIA et a exposé les failles du système actuel qui risque de perpétuer les erreurs du passé, mais il est clair que de plus amples investigations sont nécessaires", a réagi Sonya Sceats, responsable de l'association Freedom from Torture, qui réclame "une enquête indépendante menée par un juge". (Belga)

"Le Royaume-Uni a toléré des actions et en a pris d'autres, que nous considérons comme inexcusables", estiment les rédacteurs de ce rapport. Selon eux, les autorités britanniques avaient conscience des mauvais traitements infligés aux prisonniers détenus par les Etats-Unis peu après les attentats du 11 septembre 2001. "Il y a au moins 38 cas, en 2002 uniquement, d'officiers (britanniques) ayant assisté ou entendu parler de mauvais traitements." "Il ne fait aucun doute que les Etats-Unis, et d'autres, maltraitaient les détenus, et que les services de renseignement (britanniques) en étaient conscients à un stade précoce", écrivent-ils. Tout comme "il n'y a eu aucune tentative d'identification des risques (de torture ou de traitements dégradants, ndlr) et de formulation d'une réponse du Royaume-Uni (...) lorsque les Britanniques ont remis secrètement des personnes suspectées de terrorisme à des pays étrangers", affirment les députés dans leur rapport. Ils ont également identifié trois cas dans lesquels les agences de renseignement britanniques, le MI6 et le MI5, "ont fait, ou ont offert de faire, une contribution financière à d'autres" pour mener ces opérations de détention et d'interrogation secrètes. Selon le rapport, dans 28 cas, les services de sécurité britanniques "avaient planifié ou accepté" ce type d'opérations secrètes et dans 22 autres cas ils "ont fourni des renseignements pour permettre" ces opérations. Le rapport révèle également que les services de sécurité britanniques ont participé à entre 2.000 à 3.000 interrogatoires de personnes détenues par les États-Unis en Afghanistan, en Irak et à Guantanamo après les attentats de 2001. Les parlementaires n'ont trouvé aucune preuve que des officiers britanniques aient participé directement à des mauvais traitements mais ont déclaré que dans deux cas, ils "ont pris part à des mauvais traitements administrés par d'autres". Ce rapport "met en lumière le rôle de nos agences de renseignement dans les abus commis par la CIA et a exposé les failles du système actuel qui risque de perpétuer les erreurs du passé, mais il est clair que de plus amples investigations sont nécessaires", a réagi Sonya Sceats, responsable de l'association Freedom from Torture, qui réclame "une enquête indépendante menée par un juge". (Belga)