Parmi eux figurent des chefs d'Etat comme le président brésilien Jair Bolsonaro, des représentants d'autres familles royales comme le prince Charles pour le Royaume-Uni, tandis qu'Emmanuel Macron a désigné Nicolas Sarkozy pour être l'émissaire de la France, mais aussi la haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini ou encore le président palestinien, Mahmoud Abbas. Donald Trump, qui avait été le premier dirigeant étranger à rencontrer le nouvel empereur Naruhito en mai, va envoyer à sa place la secrétaire américaine aux Transports, Elaine Chao. La journée de mardi va commencer par un cérémonial shinto à huis clos, au cours duquel Naruhito va "informer" ses ancêtres impériaux de sa proclamation. Naruhito et son épouse, l'impératrice Masako, apparaîtront quelques heures plus tard dans des tenues traditionnelles particulièrement sophistiquées pour la cérémonie principale, dans la "salle des Pins", le lieu le plus prestigieux du palais impérial. Après des roulements de tambours traditionnels, Naruhito proclamera alors son accession au trône du Chrysanthème. Puis le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, lui adressera ses félicitations, levant les bras au ciel en criant trois fois: "banzai!" (littéralement "10.000 ans", autrement dit "longue vie à l'empereur! "). Un défilé motorisé du couple impérial dans Tokyo pendant environ 30 minutes était ensuite initialement prévu, une rare occasion pour le grand public de l'apercevoir et de le saluer. Des modifications ne sont pas à exclure dans l'organisation de l'évènement, à cause du risque de pluie. Quelque 26.000 policiers sont mobilisés pour l'intronisation. Plus de 100.000 Japonais avaient assisté en 1990 au défilé fêtant l'intronisation de l'empereur Akihito, qui avait accédé au trône un an auparavant. (Belga)